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    Brésil: 56 détenus massacrés par un gang rival à Manaus

    media Les familles des prisonniers devant l'Institut médico-légal, après le bain de sang provoqué par la guerre des gangs dans le centre pénitentiaire de Anisio Jobim, à Manaus, le 2 janvier 2017. 56 détenus ont été massacrés, certains décapités. REUTERS/Michael Dantas

    Une mutinerie dans une prison de Manaus au Brésil a coûté la vie à 56 détenus, qui ont été massacrés, dont certains décapités. La révolte a commencé dimanche soir 1er janvier dans le complexe pénitentiaire Anisio Jobim (Compaj), situé en périphérie de Manaus, et a duré 17 heures. A l'origine: une rixe entre deux bandes criminelles liées au narcotrafic.

    Les autorités de l'Etat d'Amazonie sont formelles : il s'agit du plus grand massacre commis dans une prison de cette région du nord du pays. La mutinerie a été provoquée par un affrontement entre des détenus appartenant à deux organisations criminelles, le groupe local FDN (Familia do Norte) et le PCC (Premier commando de la capitale).

    Selon le secrétaire de l'Etat d'Amazonie à la Sécurité publique, Sérgio Fontes, les prisonniers ont reçu des armes de certains de leurs collègues qui étaient en régime de semi-liberté.

    Douze surveillants ont été pris en otages. Les négociations avec les détenus ont duré toute la nuit. Les prisonniers n'ont rien exigé si ce n'est que la police fasse preuve de retenue lors qu'elle entre dans le pénitentiaire.

    D'après le secrétaire à la Sécurité publique, c'est la lutte pour le contrôle du trafic de la drogue qui explique le massacre. La plupart des victimes étaient des membres présumés de l'organisation PCC.

    Les autorités locales de Manaus ont accusé le gouvernement fédéral de ne pas faire assez pour combattre la violence liée à la drogue. Il faut dire que les mutineries sont fréquentes dans les prisons brésiliennes généralement surpeuplées. La plus meurtrière a eu lieu en 1992 : 111 personnes ont été tuées dans le pénitencier Carandiru à São Paulo.

    Le groupe FDN, dit « Famille du Nord », est une bande criminelle qui est la grande rivale du groupe PCC. Le PCC n’est pas très présent dans l’Etat d’Amazonie. C’est le FDN, la « Famille du Nord » qui domine le crime organisé dans cet Etat. Le FDN, c’est un allié de l’organisation « Comando Vermelho ». Cela fait plus d’un an que le FDN a annoncé son intention de vouloir tuer les membres du PCC. Et voilà ce qui s’est passé. Malheureusement, les autorités n’ont rien fait, elles n’ont pris aucune mesure de prévention ou de protection. Les membres du PCC ont été placés dans le même pénitencier que leur bande rivale, dans un quartier séparé ce qui n’a pas été suffisant.
    Glen Freitas avocat des droits de l'homme de l'Ordre des avocats du Brésil 02/01/2017 - par RFI Écouter

    Et si cette mutinerie est la plus meurtrière, Manaus, la capitale de l’Amazonie brésilienne, a été secouée par trois rebellions au sein de ses prisons en moins de 24 heures. Des prisons généralement surpeuplées, ce qui rend les conditions de détention encore plus difficiles, et la situation encore plus explosive. Un magistrat qui s’est rendu sur les lieux a fait part de son écœurement devant la scène du massacre. Deux autres rebellions de moindre ampleur ont également éclaté lundi.

    Le complexe pénitentiaire d'Anisio Jobim (Compaj), situé en périhérie de Manaus, dans l'Etat d'Amazonie. Une mutinerie dans cette prison a fait au moins 60 morts dans la nuit du 1er au 2 janvier 2017. HO / SESIP / AFP

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