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    Amériques

    Droits humains, drogue, prison, immigration: un bilan mitigé pour Obama

    media Barack Obama devant le célèbre tableau de Norman Rockwell, The Problem We All Live With, avec Ruby Bridges, la petite fille du tableau devenue adulte, invitée à la Maison Blanche. Official White House Photo by Pete Souza

    Barack Obama restera dans l'histoire comme le premier président noir des Etats-Unis. Son élection et sa réélection restent un fait historique majeur. Il a modifié toute la symbolique politique. Huit ans plus tard, les inégalités et la pauvreté frappent toujours la population noire, les violences policières perdurent et ont provoqué l'émergence du mouvement «Black lives matter».

    Sur les épaules de Barack Obama reposaient l'espoir de tout une nation qui voyait en lui celui qui allait résoudrait l'une des questions les plus graves et les plus profondes du pays, la question raciale. L'attente était sans doute trop grande, c'est l'analyse de Caroline Rolland-Diamond, qui vient de publier aux éditions La Découverte Black America : « Effectivement, il y a eu un espoir considérable à son entrée à la Maison Blanche, un espoir démesuré car il ne pouvait pas tout régler lui-même. D’autant qu’il ne voulait pas être le président des noirs. De fait, à l’issue de ses huit années à la Maison Blanche, cet espoir est largement déçu. On a vu des actions du président. Mais qui ont été entravées, à la fois par la conjoncture économique dans laquelle il a accédé au pouvoir : la crise des subprimes de 2008 qui a très largement contraint son action et puis la déception aux choix qu’il a faits au moment de cette crise des subprimes. Il a très largement fait le choix de défendre les intérêts de Wall Street contre les intérêts des ménages les plus pauvres, dont beaucoup d’Africains Américains».

    De nouvelles lois anti-drogues moins discriminatoires

    Mais tout de même, à son actif, rappelle Caroline Rolland-Diamond, il faut mentionner que Barack Obama a incité le Congrès à adopter une loi très importante pour réduire les inégalités dans les peines de prison pour les crimes liés à la drogue. « Il y avait une très forte inégalité discriminatoire entre les peines données pour les vendeurs et consommateurs de crack, qui étaient très lourdement pénalisés par rapport aux vendeurs et consommateurs de cocaïne, la drogue plutôt privilégiée par les Blancs. Donc ça, ça a changé en 2010, c’est une action forte. C’est le premier président qui est allé visiter une prison fédérale et il a fait des discours très importants. Mais sur le plan de l’amélioration concrète des conditions de vie, on reste sur sa faim ».

    Une grande réforme de l'immigration qui n'est jamais venue

    Pour Naomi Fenwick, avocate au barreau de Californie, spécialisée dans le domaine des droits de l’homme, son bilan en matière de droits humains reste ambigü. « Barack Obama a été un candidat d’espoir et de changement, mais qui finalement a été à la tête d’une administration qui est restée très ambiguë sur beaucoup de questions liées aux droits de l’homme, notamment dans le domaine de l’immigration. Oui, Barack Obama a permis à certaines personnes de bénéficier de plus de protection, de plus de droits, mais son administration est responsable d’un des plus grands nombres de reconduites à la frontière.

    En termes de politique internationale, oui, l’administration de Barack Obama a notamment participé aux négociations un peu partout dans le monde, avec l’Iran, mais aussi avec le gouvernement de Kabila en RDC, pour permettre plus d’ouverture. Il a mis fin à l’embargo avec Cuba. Mais son administration a été responsable d’une plus importante utilisation de drones à l’étranger, notamment au Yémen. Donc je pense que le bilan de Barack Obama est resté ambigü et n’a pas assez pris position sur beaucoup des questions qui préoccupent le monde entier ».

     

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