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    Donald Trump: de graves «déballages» à un moment crucial

    media Le président élu américain Donald Trump, le 9 janvier 2017 à la Trump Tower de New York, son QG de transition. REUTERS/Mike Segar/File Photo

    Alors que Donald Trump tient ce mercredi 11 janvier sa première conférence de presse, la chaîne de télévision américaine CNN a révélé l’existence d’un mémo rédigé par un ancien du contre-espionnage britannique, faisant état d’allégations compromettantes concernant Donald Trump, que Moscou détiendrait. Le Kremlin dément être en possession d'un tel « kompromat », comme l'on disait à l'époque soviétique.

    La conférence de presse du jour devait être consacrée aux affaires de la future administration fédérale. Mais les dossiers d’actualité et les sujets d'interrogation sont légion. Le président élu doit en principe rendre publiques ses décisions concernant son empire immobilier, et les mesures prises pour éviter tout conflit d’intérêts dans la gestion de l'Etat fédéral. Autre débat : la nomination du gendre de Donald Trump à la Maison Blanche, un népotisme caractérisé pour certains.

    Mais les dossiers moscovites prennent désormais le dessus sur le reste, explique notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio. Donald Trump sera interrogé sur sa position à l'égard de la Russie de Vladimir Poutine, et sur les dernières révélations tout juste sorties dans la presse à ce sujet. Le futur chef d'Etat est en effet suspecté d'avoir mis les pieds dans une affaire encore plus scabreuse que ce que l'on avait entendu jusque-là. Pas sûr qu'il accepte toutes les questions de la presse.

    Ce qui fait en effet la Une ce mercredi aux Etats-Unis, outre le dernier discours de Barack Obama en tant que président, c'est un mémo de 35 pages, une succession de petites notes qui circulent depuis des semaines dans les coulisses de Washington. Publié en intégralité par la plateforme Buzzfeed après des révélations de CNN, le document contient ce qu'il convient d'appeler des allégations non vérifiées - une partie pourrait d'ailleurs être erronée -, mais pour le moins explosives.

    Les chefs du renseignement ont informé Donald Trump que la Russie avait tenté de le compromettre, explique le site internet de la chaîne télévisée CNN ce mercredi 11 janvier 2017. Capture d'écran / cnn.com

    L'affaire est complexe. Ces notes compilées, datées entre le 20 juin et le 20 octobre 2016, en pleine campagne présidentielle, ont été rédigées par un ancien agent du service de contre-espionnage britannique MI-6, jugé fiable est-il précisé. Ce dernier, reconverti dans le privé, aurait été engagé par des rivaux de Donald Trump pendant le processus de la primaire républicaine pour monter un dossier sur lui, expliquent les médias américains. Avant que des démocrates ne prennent ensuite le relais...

    Le document, sur lequel des doutes existent donc concernant sa fiabilité, est actuellement entre les mains du renseignement américain. Car son rédacteur, qui aurait été déployé en Russie dans les années 1990 et aurait gardé des liens sur place, a contacté le FBI à ce sujet, en août 2016 à Rome. Et selon The Guardian, en décembre après l'élection, le sénateur républicain John McCain a par ailleurs enfoncé le clou, transmettant une copie du mémo à James Comey, patron de la police fédérale.

    Des frasques sexuelles prêtées à Donald Trump avec des prostituées en Russie

    Le contenu de ces notes est si compromettant pour le président élu que ce dernier a été briefé à ce sujet par les services du renseignement américain, qui lui ont transmis un compte-rendu de deux pages issu du mémo. C'était vendredi dernier, lors de sa réunion sur les interférences prêtées à la Russie pendant la campagne présidentielle. Le même compte rendu a été présenté à des membres du Congrès, ainsi qu'à Barack Obama.

    Dans le mémo de l'ancien espion britannique, il est écrit que les autorités russes auraient elles aussi monté un dossier à charge contre Donald Trump, pour faire pression sur lui si le besoin s'en faisait ressentir. Elles sont accusées de disposer d'éléments sur sa vie et ses finances, dont des vidéos sexuelles particulièrement compromettantes, qui auraient été réalisées avec des prostituées pendant les voyages à Moscou du magnat.

    Y sont aussi révélés de possibles liens décrit comme anciens, entre l'entourage de M. Trump et des officiels russes, ainsi que de possibles échanges secrets opérés pendant la campagne entre l'équipe du candidat et Moscou. Michael Cohen, conseiller spécial du candidat Trump, est ainsi accusé d'avoir servi de canal de communication en rencontrant des représentants du Kremlin à Prague en août 2016. Ce dernier s'en défend sur Twitter et dans la presse, jurant qu'il n'a jamais mis les pieds en République tchèque.

    Certains Américains retiennent de toute cette affaire que Moscou a cherché à recenser des informations sur les deux candidats, et non pas seulement sur Mme Clinton, mais a choisi cependant de ne divulguer que celles concernant l’ancienne secrétaire d’Etat. Ce n’est pas la première fois que l’interférence de la Russie est dénoncée. Jusqu’à présent, la Russie était accusée d’avoir fait tomber la candidate démocrate via des cyberattaques, et Donald Trump s'était targué d'appartenir à un camp mieux armé face à ce type d'intrusions...

    On découvre aujourd’hui que les autorités russes ont pu, potentiellement, non pas l'épargner de toute surveillance, mais vouloir en fait épargner Donald Trump pendant la campagne pour mieux utiliser les éléments qui auraient été recueillis par la suite. Et si cela était avéré, cela pose la question de la capacité à gouverner du magnat, analyse notre correspondante à New York, Marie Bourreau. Aussi, Donald Trump n'a pas tardé à réagir, dénonçant sur Twitter de « fausses informations » et une « chasse aux sorcières » dont il serait la victime.

    La Fédération russe se défend d'employer les méthodes de l'Union soviétique

    Bien entendu, le Kremlin a également démenti, par la voix du porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov, qui a parlé ce mercredi d'une « falsification totale » destinée à saper les relations avec Washington, dont Moscou espère qu'elles se rétabliront sous l'impulsion du futur 45e président américain. « Le Kremlin ne possède pas de " kompromat " sur Donald Trump », a plaisanté M. Peskov, reprenant un terme utilisé en URSS pour désigner des informations compromettantes recueillies contre des personnes susceptibles d'être soumises à un chantage.

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