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    Les temps forts de la conférence de presse de Donald Trump

    media Le président élu Donald Trump lors de la conférence de presse, à New York, le 11 janvier 2017. REUTERS/Lucas Jackson

    Donald Trump a tenu ce mercredi 11 janvier sa première conférence de presse depuis le mois de juillet dernier. Devant au moins 250 journalistes réunis dans le hall de la Trump Tower à New York, le président élu a délivré une courte déclaration avant de répondre aux questions pendant un peu plus d’une heure dans une ambiance souvent tendue.

    Piratage du parti démocrate : « Je pense que c’était la Russie »

    Pour la première fois, Donald Trump a explicitement reconnu lors de cette conférence de presse le rôle de la Russie dans le piratage des messages de responsables du parti démocrate. Un propos qu’il a cependant relativisé en accusant également la Chine de se livrer à des activités de piratage contre les Etats-Unis. « En ce qui concerne le piratage informatique, je pense que c'était la Russie, mais on est aussi piraté par d'autres pays, par d'autres gens, et je voudrais rappeler que quand on a perdu 22 millions de noms et adresses de fonctionnaires il n'y a pas longtemps, on n'en n'a pas fait toute une affaire, et pourtant c'était énorme ! C'était sans doute la Chine. Il y a beaucoup de piratage et on va faire une chose : nous avons avec nous les plus grand cerveaux informatiques du monde et ce que nous allons faire, c'est les réunir et construire une défense », a-t-il assuré.

    Dossier russe « inventé »

    Le sujet a été au cœur de cette conférence de presse. Mais Donald Trump l’affirme : le mémo révélé par CNN faisant état d’éléments compromettants que Moscou détiendrait contre lui, et publié ensuite dans son intégralité par le site Buzzfeed, est une chose « inventée » par ses adversaires. Le président élu a accusé les agences américaines de renseignement d’avoir laissé fuiter ce « faux » dossier. « Je pense que c'est scandaleux, scandaleux, que les agences de renseignements aient permis (la publication) d'une information, qui s'est révélée être erronée et fausse », a-t-il déclaré.

    « J'ai vu ces informations, je les ai lues, tout est faux, c'est du bidon, rien de tout ça n'est arrivé. Ça a été monté par des gens qui sont contre nous, comme vous le savez puisque vous en avez parlé, comme beaucoup d'autres. Un groupe d'opposants s'est réuni, des malades, et ils ont rassemblé ces conneries. Ça n'aurait jamais dû être diffusé et je trouve que c'est une honte », a-t-il lancé.

    « Je serai le plus grand créateur d’emplois que Dieu ait jamais créé »

    Alors que le taux de chômage aux Etats-Unis était en décembre à son plus bas niveau depuis neuf ans, avec 4,7% de demandeurs d'emploi, Donald Trump a promis d’être un grand créateur d’emplois. Dans le cadre de son offensive anti-délocalisations pour relancer l’activité américaine, il a prévenu que les entreprises américaines qui délocaliseraient leurs emplois paieraient une lourde taxe frontalière. Dans son collimateur, l'industrie pharmaceutique américaine, accusée d'être un « désastre » en vendant aux Etats-Unis des médicaments fabriqués à l'étranger.

    A l'inverse, Donald Trump s'est félicité des décisions de Ford et Fiat Chrysler d'investir aux Etats-Unis plutôt qu'au Mexique, et a appelé le groupe General Motors à suivre leur exemple. « Beaucoup de groupes automobiles vont s’installer » aux Etats-Unis, a-t-il affirmé, promettant de « grandes nouvelles dans les deux prochaines semaines de groupes qui vont construire dans le Midwest ».

    « Mes deux fils vont diriger la société (…) Ils ne m’en parleront pas »

    Le président élu a assuré avoir cédé le contrôle de ses entreprises à ses deux fils Eric et Donald Jr pendant la durée de son mandat. « Ils la dirigeront de façon très professionnelle. Ils ne m’en parleront pas », a-t-il promis. Il a également affirmé que sa fille Ivanka allait aussi couper ses liens avec l’empire économique pour se concentrer sur son installation familiale à Washington. Tout cela permettrait d’éviter les conflits d’intérêts avec sa fonction présidentielle, a-t-il promis, entouré par des piles de dossiers et faisant intervenir une de ses avocats pour détailler les mesures prises.

    Aucun contrat avec l'étranger ne sera signé durant le temps de la présidence, a-t-il assuré. D'ailleurs, le président élu tient à le préciser : « Au cours du week-end, on m'a proposé un contrat à deux milliards de dollars à Dubaï avec un type génial. Mais j'ai refusé car je ne veux pas tirer avantage de quoique ce soit... »

    Mais le directeur du bureau d'éthique gouvernementale juge les mesures prises par Trump insuffisantes. Tous les présidents depuis une loi de 1978 ont placé leurs actifs dans des « blind trusts », ce que Donald Trump refuse toujours de faire.

    Mur à la frontière mexicaine : « Mexico remboursera »

    La construction d'un mur à la frontière avec le Mexique est l'une des promesses phares de la campagne de Donald Trump. Les contribuables américains financeront le budget de construction, mais il sera remboursé par Mexico, a assuré le président élu qui promet de lancer des négociations avec le Mexique dès le début de son mandat.

    « Je pourrais attendre un an et demi, le temps que nous ayons fini les négociations avec Mexico - négociations qui vont d'ailleurs commencer dès le début du mandat - mais je ne veux pas faire ça ! Je ne veux pas attendre un an, un an et demi pour construire, et je vais donc débuter la construction du mur, a-t-il assuré. Le Mexique nous remboursera, d'une façon ou d'un autre. Cela prendra la forme d'une taxe ou d'un paiement, peu importe : il nous remboursera, il nous remboursera pour le coût de ce mur. Et d'ailleurs, je tiens à dire que le Mexique s'est très bien comporté. Je respecte le gouvernement mexicain. Je ne le rends pas responsable de ce qui s'est passé ! Je ne les blâme pas d'avoir profité des Etats-Unis ! J'aurais aimé que notre pays ait eu des politiciens aussi malins ! Ce que je dis, c'est que nous n'aurions pas dû laisser cela arriver. Et cela n'arrivera plus ! »

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