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    Argentine: deux ans après la mort du procureur Nisman, l’enquête patine

    media Des manifestants avaient déjà défilé lundi 18 janvier 2016 à Buenos Aires, pour demander justice et rendre hommage un an après la mort du procureur Alberto Nisman. REUTERS/Enrique Marcarian

    En Argentine, une manifestation rend hommage ce mercredi 18 janvier 2017 au procureur Alberto Nisman, trouvé mort d’une balle dans la tête à son domicile le 18 janvier 2015. Quelques jours plus tôt, Nisman avait accusé la présidente de l’époque, Cristina Kirchner, de vouloir blanchir les Iraniens accusés d’être les responsables de l’attentat contre la mutuelle juive Amia, qui avait fait 85 morts en 1994. Deux ans après, où en est l’enquête sur le décès de Nisman ?

    de notre correspondant à Buenos Aires,

    S’il y a une manifestation, ce mercredi 18 janvier 2017, c’est parce qu’on ne sait toujours pas si Nisman a été assassiné ou s’il s’est suicidé, que ce soit sur pression de tiers ou sur une décision solitaire. Jusqu’ici, les investigations n’ont pas fourni d’éléments permettant de privilégier l’une de ces hypothèses, même si la juge et la procureure conduisant l’enquête penchaient plutôt pour le suicide. Mais ces magistrates viennent d’être dessaisies du dossier au profit d’une nouvelle équipe qui semble plutôt penser que Nisman a été assassiné. De source judiciaire, on dit maintenant que la mort pourrait être datée, non du 18 janvier 2015 mais du 17, ce qui permettrait de soupçonner un proche collaborateur de Nisman qui lui a rendu visite ce jour-là et affirme lui avoir donné l’arme qui l’a tué, à la demande du procureur qui se sentait menacé. Si cette nouvelle datation du décès était confirmée, l’enquête changerait évidemment de direction. Mais jusqu’ici les autopsies qui avaient fixé la mort au 18 janvier n’avaient pas été contestées. La confusion est totale.

    Kirchner inculpée

    Si on pense désormais à un assassinat, il serait probablement lié, dans l’esprit des magistrats qui ont repris l’enquête, aux accusations portées par Nisman contre Cristina Kirchner. C’est ce que pense en tout cas une partie de la société et un secteur de la justice qui a aujourd’hui le vent en poupe, d’autant plus que l’accusation contre Kirchner, qui avait été classée par deux fois, en 2015 et 2016, a été jugée recevable par un nouveau tribunal il y a quelques semaines, sans qu’il y ait eu de nouveaux éléments pour l’étayer. Il faut rappeler que Nisman avait accusé la présidente de l’époque, qui avait signé un accord avec l’Iran censé permettre l’audition des suspects que ce pays refusait de livrer, en se fondant sur des conversations téléphoniques entre des personnages interlopes manifestement décidés à faire des affaires en cas de dégel entre Buenos Aires et Téhéran. Mais ainsi va la justice argentine : fluctuante, politisée et soumise aux pressions.

    Des restes humains congelés

    Il en est de même pour l’enquête sur l’attentat contre l’Amia, et depuis toujours. Mais là, il y a un fait nouveau. Alors que Nisman, proche des institutions juives argentines et américaines pour qui l’Iran est l’ennemi numéro un, avait conclu rapidement à la responsabilité de Téhéran, les procureurs qui lui ont succédé ont repris le dossier à zéro. Et ils ont notamment trouvé un bidon avec des restes humains congelés qui avaient été recueillis à proximité de la voiture piégée qui a fait sauter l’Amia, dont ils ont demandé l’examen. Si on y décelait l’ADN de l’Iranien soupçonné par Nisman d’être le conducteur suicide du véhicule, l’hypothèse du procureur serait confirmée. Si ce n'est pas le cas, d’autres pistes pourraient s’ouvrir.

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