GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 21 Septembre
Samedi 22 Septembre
Dimanche 23 Septembre
Lundi 24 Septembre
Aujourd'hui
Mercredi 26 Septembre
Jeudi 27 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Le décret Trump sur l’immigration fait ses premières victimes

    media Hameed Darwish, un ressortissant irakien, a été libéré après avoir été retenu à l'aéroport new-yorkais JFK. Ici lors d'une manifestation à l'extérieur de l'aéroport, ce 28 janvier 2017. REUTERS/Andrew Kelly

    Vendredi 27 janvier, le président américain Donald Trump a signé un décret interdisant pendant trois mois l’arrivée aux Etats-Unis de ressortissants de sept pays musulmans, afin de lutter contre les « terroristes islamistes radicaux ». Moins de 24h après sa signature, ses conséquences se font déjà ressentir.

    Une dizaine de personnes seraient toujours détenues ce samedi soir à l’aéroport de New York, en dépit d’un visa en bonne et due forme. Deux Irakiens, dont l’un a été libéré, qui avaient aidé les Américains pendant la guerre d’Irak, faisaient partie du groupe, indique notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet. Les deux hommes sont considérés comme des « collaborateurs » par l’organisation Etat islamique et menacés de mort.

    Cinq Irakiens et un Yéménite se sont également vus refuser à l’aéroport du Caire le droit d’embarquer à bord d’un vol à destination des Etats-Unis. La compagnie aérienne KLM a également refusé d'embarquer sept personnes, dont elle a refusé de préciser la nationalité, l'aéroport d'origine et celui de destination. Cinq d'entre elles ont pu être prévenues avant leur embarquement, les deux autres ont été informées durant leur escale et KLM leur a offert le voyage retour, a précisé une porte-parole de la compagnie néerlandaise. « Nous aurions bien aimé les faire voyager avec nous, mais cela n'a pas beaucoup de sens, l'entrée du pays leur aurait été refusée », a-t-elle déclaré.

    Et s’il n’est plus possible pour les citoyens des pays visés par le décret d’entrer aux Etats-Unis, y compris les détenteurs de visas et de cartes de résidents permanents, il est tout aussi difficile pour ceux qui s’y trouvent d’en sortir. Une étudiante iranienne qui devait se rendre en Iran le 4 février a ainsi vu son billet sur la Turkish Airlines annulé.

    Plusieurs grosses entreprises, dont Google, conseillent à leur personnel étranger de ne pas quitter les Etats-Unis, car il risque de ne plus pouvoir y retourner. Nombreux sont les Américains à être choqués par la sévérité des mesures contre les réfugiés. C’est le cas notamment de Mark Zuckerberg qui s’est fendu d’un message sur sa page personnelle. « Les Etats-Unis sont une nation d’immigrés, et nous devrions en être fiers », écrit-il en préambule.

    Indignation sur les réseaux sociaux, manifestations dans les aéroports

    Le décret de Donald Trump a en effet provoqué un véritable tollé sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter où nombreux sont les internautes à faire part de leur indignation. Certains voient dans cette mesure le souvenir de la politique d'immigration en vigueur aux Etats-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale qui avait empêché l'accueil de juifs européens fuyant le régime nazi.

    « 1941. Le dessin du Dr Seuss critiquant la position américaine de refuser un refuge aux juifs. Vous reconnaissez le slogan sur le tee-shirt ? » « America First », « l'Amérique d'abord » est le slogan de Donald Trump.

    Ce samedi soir, des centaines de personnes ont manifesté sur le parking du Terminal 4 de l'aéroport new-yorkais de JFK, à l'appel de plusieurs associations de défense des immigrés et réfugiés et de l'ACLU, la puissante association de défense des droits civiques. Face à un important dispositif policier, ils ont réclamé que les personnes retenues par les autorités soient autorisées à entrer sur le territoire américain. « A tous ceux qui sont près de New York: allez au Terminal 4 de JFK maintenant », a lancé sur Twitter le documentariste Michael Moore.

    Donald Trump a néanmoins estimé que ce décret sur l'immigration « marche très bien ». « On le voit dans les aéroports, on le voit partout », a-t-il déclaré lors d'une brève cérémonie de signature de nouveaux décrets.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.