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    Amériques

    Michael Flynn, conseiller à la sécurité du président Trump, jette l'éponge

    media Le général Flynn, le 1er février 2017 à la Maison Blanche de Washington. REUTERS/Carlos Barria

    L’affaire est digne d’un roman policier. Le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump ne sera pas resté longtemps en poste. Michael Flynn a quitté ses fonctions ce mardi 14 février 2017. Le Washington Post avait été le premier à révéler la proximité qu'il entretenait avec la Russie. Alors que Barack Obama ordonnait des sanctions contre Moscou en novembre, il assurait de son côté, auprès de l'ambassadeur russe, que l'administration américaine se montrerait beaucoup moins sévère après l'alternance.

    Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

    C’est une sorte de revanche pour la presse, que l’administration Trump accuse de mentir sur tous les tons. Les journalistes du Washington Post, qui ont révélé l’affaire le 12 janvier, n’ont pas cessé depuis lors d’ajouter des détails.

    Le 30 décembre, Vladimir Poutine annonçait qu’il n’y aurait pas de représailles aux sanctions américaines, des expulsions du territoire décrétées par l'administration sortante du président Obama, qui accusaient Moscou de tentative d'ingérence.

    L’ambassadeur russe aux Etats-Unis étant sous surveillance à cette période, les services du renseignement américain ont eu accès à un appel passé par le général Flynn. Ce dernier rassurait les Russes : il ne fallait pas surréagir aux sanctions bientôt en place selon lui, car l’administration Trump allait revoir tout ça.

    Le général Flynn a menti, en affirmant n’avoir jamais parlé des sanctions avec l’ambassadeur de Russie. Mais, plus grave, il a semble-t-il induit en erreur le vice-président Pence, qui l’a publiquement défendu. Une erreur impardonnable.

    Donald Trump et son vice-président, Mike Pence, entourés des stratèges Reince Priebus, Steve Bannon, Sean Spicer et le démissionnaire Michael Flynn, le 28 janvier 2017 dans le Bureau ovale à Washington. REUTERS/Jonathan Ernst/File Photo

    Un début de présidence parasité par les affaires

    La presse, nourrie par les services de renseignement, n’a pas cessé d’attaquer sur le sujet depuis la révélation de l'affaire. La tension n’a cessé de monter, et le ministère de la Justice a mis en garde : fragilisé, le général Flynn pouvait devenir l’objet de chantages.

    La communication de la Maison Blanche s’est trouvée piégée dans une situation intenable. Continuer à mentir, ou sanctionner le très controversé général Flynn ? Au terme d’une journée où tout et son contraire ont été dits par l’équipe du président, Donald Trump, qui affirmait vendredi n’être au courant de rien, a tranché.

    C’est un scandale qui s’ajoute à d’autres, nombreux, depuis trois semaines. Les fraudes électorales imaginaires, le décret anti-immigration bloqué en justice - car écrit sans tenir compte de la Constitution -, les fuites multiples en provenance de la Maison Blanche, et des fautes de communication...

    Lundi soir, le porte-parole de la Maison Blanche assurait que M. Trump réfléchissait au « cas Flynn » , la conseillère spéciale affirmant que Michael Flynn gardait la confiance du président. C’est souvent ce que l’on dit avant de démettre quelqu’un de ses fonctions. C’est désormais fait, le général Flynn est remplacé par le général Kellog.

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