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    Sanctions américaines contre le numéro 2 du Venezuela, une «infamie» pour Maduro

    media Nicolas Maduro vole au secours de son vice-président, Tareck El Aissami, frappé par des sanctions américaines. Caracas, le 14 février 2017. Miraflores Palace/Handout via REUTERS

    Lundi soir, le vice-président vénézuélien a été ajouté à la liste des hauts fonctionnaires de Caracas visé par des sanctions financières de la part des Etats-Unis. Tareck El Aissami est accusé par le Trésor américain de « jouer un rôle significatif dans le narcotrafic international ». Les autorités vénézuéliennes ont réagi mardi 14 février, condamnant cette décision.

    Avec notre correspondant à Caracas,  Julien Gonzalez

    Les avoirs aux Etats-Unis du vice-président Tareck El Aissami sont désormais gelés. Et tout échange commercial transitant par le système financier américain lui est désormais interdit. Dirigeant parmi les plus influents du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), le mouvement chaviste au pouvoir, il avait été nommé vice-président par Nicolas Maduro en janvier. Un autre Vénézuélien, Samark José Lopez Bello, que les Etats-Unis accusent d'avoir agi pour le compte de Tareck El Aissami, est également visé par ces sanctions.

    « Je reçois cette misérable et infâme agression comme une reconnaissance de ma condition de révolutionnaire anti-impérialiste. Nous vaincrons », a répliqué Tareck El Aissami sur son compte Twitter au lendemain des sanctions du Trésor américain à son encontre. La ministre des Affaires étrangères a également condamné mardi cette décision qu'elle juge « arbitraire », comme « un fait sans précédent ». Mais c'est surtout la voix de Nicolas Maduro qui était très attendue. « Le Venezuela utilisera tous les recours légaux pour démonter cette infamie », a promis le président.

    Exigeant des excuses publiques envers le vice-président, qui se trouvait à ses côtés lors de sa déclaration, Nicolas Maduro a par ailleurs annoncé que Caracas remettrait une lettre de protestation aux autorités américaines pour leur demander de « se rétracter » au sujet de ces sanctions, qui font également réagir l'opposition, majoritaire à l'Assemblée nationale. Les députés ont décidé de modifier l'ordre du jour de la session de mardi : une commission a été désignée pour enquêter sur les accusations, même si toute sanction politique risque de rester symbolique.


    Ça commence à faire plusieurs affaires qui tournent autour de ce monsieur
    David Weinberger, chercheur à l'Institut des hautes études de la sécurité et de la justice 15/02/2017 - par Stefanie Schüler Écouter

    ■ Ce que l'on reproche au vice-président vénézuélien

    Tareck El Aissami est accusé par le Trésor américain d'être un rouage important au sein du narcotrafic international. Le nom du numéro deux vénézuélien, qui fut auparavant ministre de l'Intérieur et de la Justice, avait déjà été cité dans plusieurs affaires de trafic de stupéfiants.

    → Lire aussi : Le vice-président du Venezuela sur la liste américaine des barons de la drogue

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