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    Amériques

    Bolivie: Morales promulgue une loi doublant la surface de culture de coca

    media Le président bolivien Evo Morales, brandit la nouvelle loi sur la coca lors de la cérémonie de promulgation. La Paz, le 8 mars 2017. Enzo De Luca/Courtesy of Bolivian Presidency/Handout via REUTERS

    Le président Evo Morales a promulgué la nouvelle Loi générale de la coca, texte qui fait polémique dans le pays. Ce sont maintenant 22 000 hectares de coca qui sont autorisés en Bolivie, contre 12 000 auparavant. Et beaucoup de Boliviens se demandent à quoi seront destinés ces nouveaux hectares légaux.
     

    Avec notre correspondante à La Paz,  Alice Campaignolle

    Si la coca est un produit consommé partout en Bolivie, la nouvelle loi sur la « feuille sacrée » est loin de faire l'unanimité. Elle soulève la colère chez les cocaleros, les producteurs de coca, de la région des Yungas, notamment.

    Traditionnellement, c'est la feuille de cette région qui est mâchée, car son goût est meilleur. Mais une grande partie des hectares légaux ajoutés par le nouveau texte le sont dans la zone du Chapare. L'opposition et les producteurs des autres zones dénoncent une culture qui ne serait pas destinée aux usages traditionnels  - mastication ou infusion -, mais au trafic de drogue.

    Pour Evo Morales, il n'est pas absolument pas question de drogue : « Peut-être que dans la culture occidentale il y a ce problème, illégal, de la consommation de cocaïne. Ils détournent une partie de notre feuille de coca. Mais nous ne sommes pas de la culture de la cocaïne. »

    Le président veut destiner ces hectares de coca à l'industrie alimentaire et espère un jour exporter ces produits à l'étranger. Oui, mais voilà, aujourd'hui il est interdit de sortir du pays ne serait-ce qu'avec un seul sachet d'infusion de coca.

    Ca n'est pas impossible, puisque les estimations des experts latino-américains montreraient qu'en fait la cocaïne produite en Bolivie a plus de rentabilité qu'en Colombie...
    David Weinberger, chercheur à l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice. 10/03/2017 - par Stefanie Schüler Écouter

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