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    Amériques

    Collusion présumée de l'équipe Trump avec Moscou: encore des questions

    media Après les auditions au Congrès, Sean Spicer a un seul message à faire passer : il n’y a pas, affirme-t-il, de collusion entre l’équipe Trump et Moscou. AFP/Mandel Ngan

    Plus de cinq heures d’auditions sur la Russie au Congrès américain. Les directeurs du FBI, James Comey, et de la NSA, l’amiral Rogers, ont été interrogés par les parlementaires dans le détail sur les questions qui empoisonnent la vie politique américaine. Il en ressort que Barack Obama n’a pas fait espionner le candidat Trump, que la Russie a en effet tenté d’influencer l’élection américaine au profit du milliardaire. En revanche on ne sait pas si l’équipe Trump fut complice de ces actes. La Maison Blanche a démenti avec force.

    Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

    La Maison Blanche ne souhaite pas revenir sur les accusations sans fondement de Donald Trump contre Barack Obama. Le porte-parole refuse aussi de commenter les interférences de la Russie dans la campagne. Après les auditions au Congrès, Sean Spicer a un seul message à faire passer : il n’y a pas, affirme-t-il, de collusion entre l’équipe Trump et Moscou.

    Le problème, sur ce point, est que le directeur du FBI refuse de s’engager sur ce terrain. Si James Comey réfute les accusations contre Barack Obama, s’il confirme le rôle malveillant de la Russie, il refuse de s’exprimer sur l’éventuelle complicité de l’équipe Trump avec Moscou. Une incertitude très ennuyeuse pour un président en place depuis deux mois.

    Moment surréaliste

    Le président de la commission du renseignement, le conservateur Devin Nunes, le reconnaissait en refermant les auditions lundi : « Vous nous dites que vous menez cette délicate enquête, et qu’elle touche des gens du gouvernement. Plus longtemps ça dure, plus nous sommes dans le brouillard ! Vous ne voulez pas nous dire si vous avez des preuves, mais moi je peux dire qu’il n’y a pas de preuve. »

    Cette polémique qui n’en finit pas a été créée par le président lui-même, d’après de nombreux commentateurs. Dans un moment surréaliste lundi, un élu a demandé au directeur du FBI, abasourdi, de commenter les messages du président Trump, qui n’a pu s’empêcher de tweeter ses remarques en direct pendant l’audition.

    Le rôle de la Russie
    L’équipe Trump est-elle complice ? Après ces heures d’audition, ce dernier point n’a pas été éclairci. Le directeur du FBI fut l’homme au centre de l’attention. James Comey a expliqué qu’il n’existe aucune preuve d’écoutes de la tour Trump par l’administration Obama, ajoutant que le ministère de la Justice est arrivé à la même conclusion. C’est donc un démenti des allégations de Donald Trump sur les réseaux sociaux. Sur les interférences de la Russie dans l’élection présidentielle en revanche, James Comey confirme : « Poutine détestait tellement Clinton qu’il préférait forcément le candidat opposé à cette personne haïe. Les Russes ont voulu heurter notre démocratie, faire du mal à Clinton, aider Trump. »

    La Russie a clairement tenté de favoriser le candidat Trump aux dépens d’Hillary Clinton. Les faits sont établis. Mais l’entourage du candidat républicain est-il impliqué ? James Comey reconnaît qu’une enquête est ouverte, sans plus. « Le FBI enquête sur un quelconque lien entre des personnes de la campagne Trump et le gouvernement russe, a-t-il affirmé, et s’il y a eu coordination entre cette équipe et les agissements des Russes. »

    La Maison Blanche dément avec force toute « concertation », dénonçant des allégations de la presse, et pointant ce qui est selon le porte-parole, le crime le plus grave : les fuites qui ont permis aux journalistes de dévoiler l’affaire. A la fin d’une longue journée, l’administration Trump n’a pas réussi à dissiper les doutes qui planent sur l’équipe en place.

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