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    Amériques

    Paraguay: la mobilisation continue pour empêcher le président de se représenter

    media Manifestation contre l'amendement constitutionnel permettant à un président de se représenter au Paraguay. Asunción, le 2 avril 2017. REUTERS/Marcos Brindicci

    Après les graves violences de vendredi, qui ont fait plus de 200 blessés et causé la mort d’un jeune dirigeant du principal parti d’opposition paraguayen, le président de la République Horacio Cartes a renvoyé le ministre de l'Intérieur et le chef de la police. Malgré cela, les manifestants continuent à se mobiliser. Ils protestent contre le projet d’amendement de la Constitution, qui permettrait la réélection du chef de l'Etat sortant.

    Avec notre correspondant à Asunción,  Tony Robin

    Samedi 1er avril et dimanche, des groupes de manifestants ont fait la tournée des propriétés de chaque sénateur signataire de l’amendement, afin de leur manifester frontalement leur mécontentement. A Coronel Oviedo, dans le centre du Paraguay, un début d’incendie a même été signalé dans la propriété du sénateur Enzo Cardozo. D’autre part, des milliers de manifestants se regroupent jour et nuit sur la place face au Sénat, dont l'édifice a été ravagé par les flammes lors des violences de vendredi.

    Rassemblés selon leurs termes dans une « assemblée nationale constituante », les manifestants ont lancé une pétition. Ils espèrent atteindre un nombre suffisant de signataires pour obtenir l’annulation du projet d’amendement, qui permet au président sortant de se représenter. Les dirigeants du parti libéral, principale formation d’opposition, vont encore plus loin : ils ont annoncé dimanche avoir déclenché un processus de destitution du président Cartes.

    Après 35 ans de dictature, le mandat unique actuellement inscrit dans la Loi fondamentale vise à éviter qu’un président ne s’accroche au pouvoir. Mais le gouvernement actuel entend changer les règles du jeu, pour que le chef de l'Etat conservateur Horacio Cartes puisse participer à l'élection l’an prochain. Le début de semaine s’annonce tendu. Mardi matin, la Chambre des députés doit se réunir pour valider à son tour le projet d’amendement de la Constitution votée vendredi au Sénat.

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