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    Amériques

    Venezuela: manifestations croisées entre l'opposition et le camp chaviste

    media Des manifestants de l'opposition, en prise avec les forces de l'ordre à Caracas, le 4 avril 2017. REUTERS/Marco Bello

    Des manifestations ont eu lieu mardi 4 avril 2017 au Venezuela. La semaine dernière a été très agitée à Caracas, suite aux décisions prises par le Tribunal suprême de justice (TSJ), et particulièrement celle d'assumer les fonctions de l'Assemblée nationale, où l'opposition est majoritaire. La plus haute instance judiciaire du pays est finalement revenue sur sa position, annulant la disposition samedi. Mais le climat reste tendu.

    Avec notre correspondant à Caracas,  Julien Gonzalez

    D'un côté : l'opposition, qui considère que « le coup d'Etat contre l'Assemblée nationale persiste ». Elle avait convoqué ses partisans à défiler à Caracas pour soutenir ses députés jusqu'à l'Hémicycle. De l'autre côté : le camp chaviste avait lui aussi appelé les siens à défiler dans la capitale, « en défense de la paix et de la Constitution ».

    Les manifestants de l'opposition ont été 2 000 à 3 000 à venir escorter les parlementaires de la Table de l'unité démocratique (MUD) à l'Hémicycle. A l'ordre du jour de la session figurait « l'activation d'un processus de destitution des magistrats du TSJ pour leur responsabilité dans la rupture de l'ordre constitutionnel ».

    Dès 10 h du matin, les opposants ont trouvé les forces de l'ordre sur leur passage au niveau de la Libertador. Impossible d'aller plus loin. « Il y a beaucoup de policiers ! Tout Caracas est bouclé : on ne peut rentrer ni par l'est, ni par l'ouest, ni par le sud, ni par le nord », observe Gustavo Goldin.

    Pour cet enseignant d'une trentaine d'années en colère, « les autorités ont aussi fermé de nombreuses stations de métro. Cela prouve que le gouvernement a peur. Non seulement ces magistrats [du TSJ] doivent être destitués, mais ils devront ensuite être jugés car il faudra établir leurs responsabilités. »

    Des manifestants de l'opposition prennent finalement l'autoroute

    A l'angle de l'Assemblée nationale, des manifestants pro-Maduro étaient pour leur part rassemblés pour écouter des ténors du chavisme.

    Avec son t-shirt « Chavez je te le jure, je vote Maduro », Mayi Cumare est venue apporter un soutien sans faille au TSJ. Selon elle, « tout ce que prétend faire l'Assemblée nationale est illégitime et illégal. Nos magistrats n'ont absolument pas agi contre la Constitution, bien au contraire ! »

    « C'est le Tribunal suprême de justice qui garantit le respect de la Constitution dans le pays, considère Mayi. Cela fait longtemps que l'Assemblée nationale ne respecte pas les règles et assume des fonctions qui ne sont pas les siennes. »

    Faute de pouvoir accéder à l'Assemblée Nationale, les députés d'opposition ont finalement repoussé la session de ce mardi.

    Dans l'après-midi, des manifestants d'opposition se sont finalement rassemblés sur l'une des autoroutes principales de la capitale. Les forces de police étaient nombreuses sur les lieux. Des députés d'opposition ont également dénoncé l'arrivée de « groupes armés » sur place. Bilan selon eux : au moins neuf blessés dont un par balle.

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