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    Les frappes en Syrie saluées aux Etats-Unis, Trump s’offre un peu de répit

    media Donald Trump s'est exprimé sur ces frappes militaires, le 6 avril à Palm Beach, Floride. REUTERS/Carlos Barria

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, les Etats-Unis ont procédé à des tirs de missiles Tomahawk contre une base aérienne de l’armée syrienne d’où avait été lancée l’attaque chimique qui a coûté la vie à 82 civils mardi. Ces frappes ont immédiatement provoqué de nombreuses réactions au niveau international, mais elles ont également un impact aux Etats-Unis. Cette réponse militaire permet entre autres de créer l’unité autour de Donald Trump, visé ces derniers temps par toute une série d’affaires internes.

    En autorisant le lancement de missiles Tomahawk 77 jours seulement après son investiture, Donald Trump s’offre un peu de répit sur le plan intérieur. Le désordre qui règne au sein de son administration « trustait » les Unes des journaux ces derniers temps, notamment l’affaire des liens qu’auraient certains de ses proches avec la Russie. L’indice de popularité de Donald Trump ne cessait de plonger et quelques quotidiens n’hésitaient pas à dire il y a encore quelques jours que seule une guerre pourrait le sortir du marasme actuel.

    La réponse américaine à l’usage d’armes chimiques par les troupes de Bachar el-Assad permet à Donald Trump de créer l’unité autour de lui. En effet, les médias ont salué cette initiative, tout comme la classe politique, et notamment les républicains opposés à lui. John McCain par exemple, sénateur républicain de l'Etat de l’Arizona, a été l’un des premiers à féliciter la Maison Blanche. Il est pourtant l’un des plus grands détracteurs de cette présidence, mais il appelait depuis des mois à une intervention américaine.

    Pour Marco Rubio, sénateur républicain de l’Etat de Floride et ancien candidat à la primaire républicaine, trois raisons expliquent la décision de Donald Trump de procéder à des frappes unilatérales. « D’abord, Assad s'était engagé à ne plus détenir d’armes chimiques. Un engagement signé également par les Russes et les Américains, qui ont aussi signé la Convention internationale sur ces armes, explique-t-il. Il a violé ses engagements et il faut donc qu’il y ait des conséquences, quelqu’un doit s’y attaquer. Or les Russes ne le feront pas puisqu’ils les aident. »

    « Pour la deuxième raison, poursuit l'ex-adversaire de Trump à la présidentielle, je pense qu’il est important de rappeler qu’il y a des centaines d’Américains dans cette région, tout près de cet endroit. Bachar el-Assad emploie du gaz sarin qui pourrait être utilisé contre nos propres troupes et on ne peut pas permettre ça, donc c’est une question de sécurité nationale. Troisième raison : j’entends beaucoup de discussions sur le fait que cette attaque est un symbole ou un message. Il y a certainement un message. Mais la base militaire qui a été frappée a déjà été utilisée pour mener des attaques chimiques, et de là potentiellement peuvent être menées de nouvelles attaques chimiques. Donc il y avait un objectif stratégique très clair. De gros moyens ont été employés, 59 missiles Tomahawk, pour détruire une base aérienne. Le président avait l’autorité légale pour agir, l’autorité morale et la stratégie militaire pour que l’opération soit une réussite. Il a pris la bonne décision. »

    Par contre, ces frappes pourraient bien avoir des conséquences sur la politique étrangère américaine, surtout sur les relations américano-russes, alors que Rex Tillerson, le secrétaire d’Etat américain, doit se rendre à Moscou mardi prochain. Si tout le monde s’accordait sur le fait que cette administration comptait se rapprocher de la Russie, ces frappes pourraient marquer au contraire une rupture avec un pays qui refuse depuis des mois toute initiative contre le régime de Bachar el-Assad.

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