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    Amériques

    Argentine: première grève générale depuis l'élection de Mauricio Macri

    media Des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants ont eu lieu à Buenos Aires, le 6 avril 2017. REUTERS/Martin Acosta

    Les principaux syndicats argentins avaient appelé à une grève générale, ce jeudi 6 avril, pour dénoncer la politique économique du gouvernement de Mauricio Macri. Le président de centre-droit a été élu il y a presque un an et demi et ses mesures d'austérité sont très impopulaires. Le mouvement de contestation a été particulièrement suivi, paralysant une partie du pays. Reportage.

    Avec notre correspondante à Buenos Aires,  Aude Villiers-Moriamé

    C'est presque comme un dimanche. La plupart des commerces ont fermé leurs portes ; les rues sont calmes. Pas d'embouteillages ni de klaxons. Ce jeudi, aucun transport en commun ne circule. Moises, psychanalyste, parcourt le quartier d'Almagro à pied : « La politique économique du gouvernement justifie cette grève, dit-il. On sent bien que les gens sont fatigués de bosser sans réussir à s'en sortir financièrement. C'est difficile. Il n'y a pas de politique sociale. »

    La première année du gouvernement Macri a été difficile. En 2016, l'inflation a dépassé les 40 %. Plus d'un Argentin sur trois est sous le seuil de pauvreté. Pour Orlando, employé d'immeuble, le gouvernement doit redresser le cap : « Si le gouvernement voulait faire les choses bien, il prendrait des mesures moins radicales. Là, c'est trop dur. On ne peut pas relever le pays en deux jours, d'accord, mais comment font les chômeurs ? C'est intenable. »

    Mais beaucoup d'Argentins ont le sentiment que cette grève leur a été imposée. Ceux qui n'ont pas de voiture n'ont pas pu se rendre à leur travail. Virginia, professeure de yoga, a proposé à son voisin de l'emmener en moto dans le centre-ville : « Je ne suis pas d'accord avec la grève. On paralyse le pays alors qu'on a justement besoin d'énergie pour le redresser ! Il est temps que les choses changent dans ce pays. »

    Mauricio Macri conserve malgré tout des soutiens. Samedi dernier, une manifestation en appui au gouvernement a rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans la capitale argentine.

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