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    Venezuela: les anti-Maduro poursuivent les manifestations dans Caracas

    media Des manifestants anti-Maduro à Caracas le 20 avril 2017. REUTERS/Christian Veron

    Au lendemain de la marche gigantesque organisée par les opposant à Nicolas Maduro et surnommée « la mère de toutes les manifestations », les Vénézuéliens sont de nouveaux descendus dans la rue jeudi 20 avril. Le mouvement a été moins suivi, mais comme la veille où trois personnes avaient perdu la vie, des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre.

    Les Vénézuéliens sont sortis dans la rue de 26 points différents de la capitale, mais ils étaient particulièrement nombreux sur l’avenue Francisco de Miranda à l’est de Caracas. La manifestation a été arrêtée par les forces de l’ordre alors que des milliers de personnes tentaient de rejoindre le centre-ville par une autoroute. Des heurts ont éclaté entre les manifestants et la police.

    Si la mobilisation de jeudi a été importante, elle l'a cependant été nettement moins que celle de la veille, relativise notre correspondant à Caracas, Julien Gonzalez. Cela peut s’expliquer par deux facteurs. D’une part, la marche de mercredi avait été annoncée près de deux semaines à l’avance et surtout, il s’agissait d’un jour férié au Venezuela, ce qui n’était pas le cas ce jeudi.

    Les manifestants pressent la communauté internationale d'agir

    Coiffée d'une casquette d'Henrique Capriles, l'ex-candidat de l'opposition lors des deux dernières présidentielles, Indira Ramirez se dit prête à manifester tous les jours. Car pour elle, « l'urgence, c'est d'en finir avec le gouvernement de Nicolas Maduro ».

    « Nous n'allons pas nous résigner à un dialogue avec le gouvernement et nous n'allons pas non plus nous contenter d'élections régionales que les autorités auraient déjà dû fixer depuis longtemps, il faut un changement de plus grande envergure. Il faut une élection présidentielle maintenant pour que les gens puissent se dire que oui les choses peuvent aller mieux. »

    Ana Souquet, elle, en appelle à la communauté internationale. Nombreux sont les pays à avoir dénoncé les décisions du Tribunal suprême de Justice contre l'Assemblée nationale. Alors pour cette commerçante, « le monde entier » doit faire monter la pression.

    « Les communautés européenne et latino-américaine sont avec le Venezuela : ces pays savent ce qu'ils se passent ici et c'est un point en notre faveur. Mais ces pays et surtout toutes ces ONG de défense de droits de l'homme doivent maintenant réagir d'une autre manière : non pas seulement comme soutien en arborant un drapeau vénézuélien au cours d'une assemblée mais en prenant des décisions fermes en faveur du Venezuela, contre ce gouvernement. »

    Marche silencieuse samedi

    Dans le quartier commerçant de Chacao jusqu’à Chacaito, où les manifestants se sont rassemblés jeudi, certains commerces sont restés ouverts, d’autres ont baissé leur grille tandis qu’une vingtaine de stations de métro ont été fermées. Comme à chaque manifestation, un important déploiement militaire et policier a été mis en place pour repousser les manifestants.

    Si cette nouvelle journée de mobilisation n'a pas été marquée par des violences meurtrières, huit personnes ont trouvé la mort dans ces manifestations en trois semaines. L'organisation Amnesty International, notamment, dénonce la violente répression des protestations de la part des forces de l'ordre vénézuéliennes.

    Prochain rendez-vous : ce samedi, avec une marche silencieuse en hommage aux victimes des protestations d'avril.

    Ce que nous rappelons au gouvernement vénézuélien, c'est qu'au lieu de réprimer, de faire des chasses aux sorcières par rapport aux opposants du régime, son devoir est de garantir la sécurité de ces manifestations, de garantir la liberté d'expression et de mener des investigations par rapport aux meurtres qui ont eu lieu mais aussi à l'usage de la violence.
    Geneviève Garrigos Responsable Amérique latine à Amnesty International 21/04/2017 - par Stefanie Schüler Écouter

    De son côté, le gouvernement de Nicolas Maduro affirme qu'il ne fait que défendre le Venezuela contre la tentative d'un coup d'Etat fomentée par l'opposition. Et il explique être toujours soutenu par de larges parties de la population. Guillermo Martinez est membre du Parti socialiste unifié du Venezuela, de Nicolas Maduro, et maire de Simon Bolivar, une municipalité de l'Etat d'Anzoategui, au nord-est du pays.

    « D'abord, au cours de ces deux dernières semaines, il y a eu plus de quatorze rassemblements, d'immenses rassemblements de milliers de femmes et d'hommes du chavisme qui sont sortis pour soutenir la construction de la paix, des maçons et des ouvriers de l'Etat de droit et du façonnement réel de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, soutient-il. Ils sont sortis comme l'ont fait ceux de l'opposition, en toute liberté. Sinon, on n'aurait pas eu toutes ces manifestations ! Ce qui en revanche doit être clair, et c'est de la responsabilité de l'Etat : on ne peut pas laisser deux manifestations s'affronter de façon irresponsable, alors que l'opposition ne fait que chercher la violence. D'ailleurs vous pouvez voir sur la page de VTV, la chaîne de télévision de l'Etat, que la plus grosse manifestation à Caracas a été celle du chavisme. »

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