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    A la Une: manifestations meurtrières au Venezuela

    media Lors des manifestations contre le président Maduro, à Maracaibo au Venezuela, le 19 avril 2017. REUTERS/Isaac Urrutia

    Les Unes des journaux reflètent l’image d’un pays divisé entre pro et anti-chavistes. Par exemple, la manchette d’El Universal est partagée en deux : à gauche, une photo du rassemblement pro-gouvernemental et à droite, un cliché de la manifestation de l’opposition. L’opposition qui appelle ses partisans à descendre à nouveau dans les rues ce jeudi, c’est le titre d’El Universal. Selon le site de la chaine Telesur, cette nouvelle manifestation a pour objectif de provoquer la violence partout dans le pays. « Les dirigeants de la droite vénézuélienne ont annoncé la poursuite de leur programme de perturbation afin de pousser le président Nicolas Maduro à la sortie », écrit Telesur.

    D’autres journaux accusent directement le gouvernement d’être responsable de la mort de deux adolescents tués hier en marge des rassemblements de l’opposition. Pour El Nacional, « c’est un gouvernement qui pour se maintenir au pouvoir s’appuie sur des voyous, leur donne des armes et les entraine afin qu’ils puissent tuer des citoyens », écrit le quotidien proche de l’opposition. « Ces milices sont constituées de mercenaires à la solde d’un gouvernement qui cherche en fait sa propre mort. Ces deux jeunes victimes d’un tir mortel, Paola Andreína Ramírez et Carlos Moreno, n’étaient pas armées et ne représentaient aucun danger. Nous ne les oublierons pas », conclut l’éditorialiste d’El Nacional.

    Le climat tendu au Venezuela préoccupe le Miami Herald. « Ces manifestations qui mènent à la violence et à un futur incertain », titre le journal. Granma, pour sa part, n’hésite pas à défendre la position du président Nicolas Maduro qui a appelé ses partisans à se tenir prêts pour la victoire finale. « La révolution bolivarienne peut compter sur un large soutien populaire », titre Granma alors que El Nacional se félicite que l’opposition n’ait pas peur de faire face à la répression des autorités.

    L’investiture de Donald Trump sponsorisé par des grands groupes industriels

    Boeing, Coca Cola, Chevron et même la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA ont tous contribué au financement de l’investiture du président républicain. Selon le New York Times, la somme récoltée auprès des donateurs s’élève à plus de 100 millions de dollars, un record absolu. Barack Obama lui avait dépensé la moitié en 2009, 53 millions de dollars, là aussi financés par des dons privés.

    Le souci c’est que les donations de ces grandes entreprises pourraient cacher des petits arrangements. D’après le New York Times, l’un des sponsors de l’investiture de Donald Trump, le propriétaire de casinos Sheldon G. Adelson, fait pression sur le président pour qu’il interdise les sites de poker en ligne. Autre exemple d’un éventuel renvoi d’ascenseur : le constructeur aéronautique Boeing peut se frotter les mains. Car depuis l’investiture, le président est revenu sur sa décision de supprimer l’Exim Bank, la banque d’aide aux exportations et aux importations dont les subventions bénéficient énormément aux grands groupes industriels.

    Le présentateur vedette Bill O’Reilly licencié

    C’était l’un des visages les plus connus du petit écran américain. Bill O’Reilly animait depuis plus de 20 ans une émission quotidienne, le « O’Reilly factor ». Une émission qui battait des records d’audience et rapportait donc d’énormes recettes publicitaires à la chaine. Jusqu’à début avril en tout cas, lors que le New York Times a révélé que O’Reilly et Fox avaient versé environ 13 millions de dollars à cinq femmes qui accusaient le présentateur de harcèlement sexuel.

    « Enfin, O’Reilly a été viré ! », s’exclame le Washington Post. Pour USA Today, c’est certes une victoire pour les femmes victimes de harcèlement, mais une victoire en demi-teinte. Car Fox News a seulement lâché son présentateur après que certains gros annonceurs comme Mercedes-Benz, BMW ou le groupe pharmaceutique français Sanofi se sont retirés.

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