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    «Nous souhaitons que les autorités iraniennes se montrent transparentes dans ce dossier et agissent sans délai pour mettre fin à cette situation inacceptable», a déclaré Agnès Von Der Mühll, porte-parole du Quai d'Orsay, lors d'un point de presse électronique ce mercredi après la révélation dans la presse de cette arrestation, survenue en juin dernier. Roland Marchal, chercheur à l'Institut d'études politiques, est un collègue de Fariba Adelkhah, une Franco-Iranienne directrice de recherche au centre de recherches internationales de Sciences Po à Paris. Tous deux devaient se retrouver en Iran et ont été arrêtés au printemps par les Gardiens de la révolution islamique, lesquels évoquent des soupçons d'espionnage.

    Amériques

    Argentine: les «Mères de la place de Mai» commémorent 40 ans de combat

    media Taty Almeida, l'une des «mères de la place de Mai», et son foulard blanc, à Buenos Aires le 20 avril 2017. EITAN ABRAMOVICH / AFP

    Il y a quarante ans, place de Mai, à Buenos Aires, un groupe de femmes osait défier la dictature qui avait détenu illégalement des milliers d'Argentins, dont la plupart seraient ensuite torturés et tués. Les «Mères de la place de Mai» étaient nées. Ce dimanche 30 avril, l'Argentine se souvient : de nombreuses manifestations commémorent le combat de ces mères courage qui continuent de manifester tous les jeudis.

    Avec notre correspondant à Buenos Aires,  Jean-Louis Buchet

    « Nous voulons savoir où sont nos enfants, qu'ils soient en vie ou morts. » C'est ce que demandaient ces femmes coiffées d'un foulard blanc, le 30 avril 1977. Depuis, les « Mères de la place de Mai » ont fait leurs rondes tous les jeudis. Sous la dictature comme en démocratie. Et c'est en grande partie grâce à elles que les militaires responsables des disparitions sont aujourd'hui jugés et condamnés. Ce jeudi, elles se sont encore réunies, dans un climat presque festif.

    Sara Brad est une de ces mères courage. « Il y a beaucoup d'émotion, beaucoup de souvenirs aussi. Mais le plus important pour nous est l'amour et l'affection des gens. Nous avons un objectif : que le rêve de nos enfants s'accomplisse, celui d'une Argentine plus juste », explique-t-elle.

    Leticia, jeune psychologue qui n'a pas connu la dictature, est venue les soutenir. « Je crois qu'il est fondamental de ne pas oublier le travail qu'elles ont fait depuis quarante ans », estime-t-elle.

    Les «mères de la place de Mai, le 16 septembre 1988. Wikimedia Commons / Archivo Hasenberg-Quaretti

    Depuis leur première marche, les « Mères de la place de Mai » se sont divisées en deux associations. Hebe de Bonafini est la présidente de l'une d'elles, la plus politisée. Elle nous livre son témoignage, sans oublier ceux qui, en France, les ont aidées dans les années de plomb. « C'est très émouvant de commémorer ces quarante ans. Et je dis merci à Pierre Bercis et à Danielle Mitterrand qui nous ont beaucoup aidés », souligne-t-elle.

    A cause de ses positions extrémistes, Bonafini est critiquée par beaucoup. Mais aujourd'hui, l'heure n'est pas aux divisions.

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