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    Mer de Chine méridionale: Manille espère un accord avec Pékin avant fin 2017

    media Le président des Philippines Rodrigo Duterte s'est exprimé lors d'une conférence de presse au sommet de l'Asean à Manille, le 29 avril 2017. REUTERS/Erik De Castro

    Le président philippin Rodrigo Duterte a annoncé ce samedi 29 avril espérer aboutir à un «code de conduite» d'ici la fin de l'année. Cet accord est en cours de discussion avec la Chine, accusée d'avoir accéléré la militarisation dans la région. Le texte est censé définir des règles afin d'éviter l'escalade des tensions en mer de Chine méridionale, dont Pékin revendique plus de 90%.

    Avec notre correspondante à Manille,  Marianne Dardard

    Le « code de conduite » négocié avec Pékin sera-t-il légalement contraignant ? Le président philippin Rodrigo Duterte a soigneusement évité tout propos susceptible de froisser le géant chinois durant le sommet de l'Asean (l'Association des nations d'Asie du Sud-Est) organisé cette semaine aux Philippines.

    L'Asean est composée de dix pays membres dont au moins quatre sont en conflit avec Pékin en mer de Chine méridionale : le Vietnam, la Malaisie, le sultanat de Brunei et les Philippines, premier et seul pays à avoir saisi la justice. Il y a un an, le tribunal international de La Haye a d'ailleurs déclaré « illégitimes » les revendications chinoises dans la région.

    Au cours de ce sommet de l'Asean présidé cette année par Rodrigo Duterte, qui cherche à se rapprocher de Pékin pour des raisons économiques, les pays membres ont néanmoins semblé encore plus divisés pour exiger conjointement un « code de conduite » légalement contraignant pour Pékin.

    Jusqu'au bout, les diplomates chinois ont fait pression en coulisses pour faire retirer de la déclaration finale de l'Asean le terme « militarisation », en référence aux accusations d'installations de missiles sur des îlots artificiels.

    Le président Donald Trump a également invité samedi son homologue philippin à se rendre à Washington, lors d'une conversation téléphonique dans laquelle ils ont parlé de sécurité régionale et de « la menace posée par la Corée du Nord », a annoncé la Maison Blanche.

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