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    Amériques

    A la Une : Presse et répression au Venezuela

    media Un manifestant échappe aux tirs de gaz lacrymogènes, le 2 mai 2017 à Caracas. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

     

    En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, certains journaux vénézuéliens tirent la sonnette d’alarme. Miguel Henrique Botero, directeur du journal El Nacional, proche de l’opposition, qualifie de brutale la répression des forces de l’ordre. Une répression dont l’objectif est de « faire taire tous ceux qui tentent d’informer sur ce qui se passe dans le pays ».

    Miguel Henrique Botero accuse la Garde nationale vénézuélienne de prendre pour cible des journalistes qui couvrent les manifestations, en leur donnant des coups et en lançant des bombes lacrymogènes en leur direction. Heureusement, conclut le directeur, ces actes sont souvent filmés par d’autres manifestants qui mettent les images et vidéos sur internet. « C’est un journalisme citoyen qu’il faut saluer ».

    La situation au Venezuela inquiète aussi ses voisins

    La presse brésilienne s’interroge sur la nature de l’Assemblée constituante convoquée lundi dernier par le président Nicolas Maduro. Le gouvernement n’a toujours pas révélé les modalités de l’élection de cette Assemblée, estime O Globo. Et il y a aussi cette crainte que l’opposition soit écartée du processus, ajoute le quotidien. Un processus que le ministre brésilien des Affaires étrangères qualifie de « coup d’État », reprenant une formule de l’opposition vénézuélienne. La seule chose que l’on sait, conclut Folha de Sao Paulo, c’est que l’issue de cette initiative est plus qu’incertaine.

    Violence policière aux États-Unis

    Deux cas de violence policière sont à la Une des journaux. D’abord cet homicide qui a choqué les États-Unis. Il y a deux ans, l’agent Michael Slager avait abattu Walter Scott, un Afro-Américain qui s’était enfui après une banale infraction au Code de la route. C’était en Caroline du Sud. L’ancien policier a plaidé coupable, il échappera donc à un procès. Selon l’accord de peine qui a été négocié, Michael Slager a plaidé coupable d’un seul chef d’inculpation fédéral. Il a reconnu avoir de façon volontaire porté atteinte aux droits civiques de Walter Scott en exerçant une force excessive sous le couvert de ses fonctions. Cet épilogue a provoqué un tollé parmi les associations de défense des droits des Afro-Américains. « Quoi qu’en dise, c’est un meurtre et le policier mérite la prison à vie », explique Ed Bryant de la NAACP interviewé par le site Mother Jones. Pour se défendre, l’accusé a expliqué qu’il n’avait pas été suffisamment formé à ce genre de situation. Mother Jones a enquêté sur cet argument, et trouvé qu’effectivement la formation que les policiers reçoivent pour apprendre à garder la tête froide lors d’une altercation est insuffisante.

    L’autre cas concerne la mort d’Alton Sterling, un vendeur de CD ambulant, également afro-américain, qui a été abattu par la police de Baton Rouge en Louisiane. Une scène enregistrée dans une vidéo qui avait en 2016 déclenché de nombreuses manifestations à travers le pays. D’après le Washington Post, le département de la Justice a décidé de ne pas poursuivre les deux policiers qui ont tiré sur Alton Sterling. C’est la première fois que le nouveau ministre de la Justice Jeff Sessions intervient dans ce genre d’affaires. Tout comme le président Donald Trump, il est hostile à toute réforme de la police, écrit le Washington Post. Il y a donc des chances que le ministre ne soit pas très enclin à poursuivre des policiers dans le cadre des violences commises à l’égard des civils, estiment des avocats spécialisés dans la défense des droits de l’homme, cités par le Washington Post.

    Intempéries et mauvaise gestion en Haïti

    L’aéroport international Toussaint Louverture est sous l’eau. C’est à la Une du Nouvelliste. « La salle d’arrivée et la salle des bagages sont sous les eaux », écrit le journal de Port-au-Prince. Un vol commercial d’Américain Airlines a dû atterrir en République dominicaine. Pour le journal Le National, la gestion de cet incident montre encore une fois la défaillance des autorités.

    « La nature », écrit le quotidien, « vient constamment rappeler les sables mouvants sur lesquels nous persistons à construire des mirages qui ne peuvent même pas prétendre être de bonnes illusions. L’averse de dimanche soir qui a transformé des quartiers de notre capitale en lac de boue et de déchets, mettant en danger la vie de dizaines de milliers de citoyens et créant des conditions pour n’importe quelle épidémie, nous démontre une fois de plus que la gouvernance nous l’avons complètement ratée et nous continuons encore à la rater avec notre refus de poser les vrais problèmes et donc aussi notre absence de courage à prendre les décisions qui s’imposent ». Bref, pour le journal il est urgent de prendre la « citadelle de la bêtise » et de faire du pouvoir politique un véritable outil pour la « gestion du territoire ».

     

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