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    Amériques

    Mexique: indignation après le meurtre d'un journaliste de l'AFP

    media La scène du crime à Culiacan, au Mexique. Des preuves sont collectées près du corps du journaliste mexicain Javier Valdez. REUTERS/Jesus Bustamante

    Lundi 15 mai 2017, le journaliste mexicain Javier Valdez a été tué par balle en plein jour, dans la ville de Culiacan, au nord-ouest du Mexique, dans l’Etat de Sinaloa, le fief du cartel de Joaquin «El Chapo» Guzman, actuellement incarcéré aux Etats-Unis. Javier Valdez était à proximité des locaux de la revue Riodoce qu'il avait fondée en 2003 avec deux collègues. Spécialiste reconnu du narcotrafic et pigiste pour l'AFP, il est le cinquième reporter assassiné dans le pays cette année. Le meurtre a soulevé une vague d'indignation et des manifestations sont prévues ce mardi 16 mai à Mexico, Chilpancingo dans l'Etat de Guerrero et Culiacan pour exiger des autorités la fin de l'impunité.

    « A Culiacan, dans le Sinaloa, c'est un danger d'être vivant et faire du journalisme, c'est marcher sur une ligne invisible dessinée par les méchants, ceux qui sont dans le narcotrafic et ceux qui sont au gouvernement », avait déclaré Javier Valdez en 2011, en recevant le Prix international de la liberté de la presse, décerné par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). « Il faut se protéger de tout et de tous », avait-il ajouté.

    Javier Valdez est mort à Culiacan, la capitale de l’Etat de Sinaloa, lundi 15 mai 2017, abattu en plein jour, non loin des locaux de la revue qu’il avait fondée en 2003 et à laquelle il continuait de collaborer, Riodoce.

    A 50 ans, ce père de famille travaillait depuis plus de dix ans pour l'AFP dans l'Etat de Sinaloa et était aussi correspondant du quotidien La Jornada. Le journaliste avait publié plusieurs ouvrages d'investigation sur le narcotrafic, dont un ultime livre en 2016, Narcojournalisme, la presse entre le crime et la dénonciation, dans lequel il reconnaissait lui-même qu'« être journaliste, c'est faire partie d'une liste noire ».

    Sa dernière collaboration avec l'AFP portait, il y a dix jours, sur la guerre interne en cours au sein du cartel de Sinaloa après l'extradition de son puissant chef, Joaquin « El Chapo » Guzman.

    « Sa disparition est un coup dur pour le journalisme et la société mexicaine, qui voit l'ombre du silence s'étendre sur tout le pays », a estimé le CPJ à New York.

    105 journalistes assassinés et 23 disparus depuis 2000

    Javier Valdez est le cinquième journaliste à avoir été assassiné cette année, en pleine rue et en plein jour. Les violences contre les reporters, quelques années plus tôt, s'exerçaient de nuit, parfois dans des lieux isolés. Le mois de mars 2017 a été particulièrement sombre pour les reporters, avec trois journalistes abattus et un autre blessé grièvement, en toute impunité. Face au manque de sécurité, le quotidien Diario Norte, basé à Ciudad Juarez dans le nord du Mexique, a décidé de cesser sa parution.

    Plusieurs manifestations sont organisées ce mardi 16 mai au Mexique pour réclamer justice.

    Selon l'ONG Articulo 19, qui a recensé 105 journalistes assassinés et 23 disparus depuis 2000, 99,7 % des meurtres de journalistes restent impunis malgré la création d'une juridiction spéciale. La mise en place d'un mécanisme gouvernemental de protection des journalistes n'a pas non plus fait la preuve de son efficacité. La lutte pour rétablir la justice a échoué « de façon spectaculaire », a résumé début mai le CPJ.

    « On ne voit pas la situation de violence s'arrêter. Quand on pense que les choses vont changer pour de bon, il y a un autre assassinat », déplore Balbina Flores, du bureau de Mexico de l'ONG Reporters sans frontières (RSF).

    Le Mexique figure au troisième rang des pays les plus dangereux pour les journalistes après la Syrie et l'Afghanistan, selon RSF.

    (Avec AFP)

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