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    Amériques

    Trump et Moscou ont-ils voulu court-circuiter la sécurité nationale américaine?

    media Donald Trump à Washington, le 17 mai 2016 (photo d'illustration). REUTERS/Yuri Gripas

    Selon l’agence de presse Reuters, des conseillers de la Maison Blanche auraient été en contact avec des responsables russes à 18 reprises durant la campagne pour la présidentielle. Des discussions qui se seraient multipliées après la victoire de Donald Trump.

    Si elles sont confirmées, ces révélations pourraient bien avoir de lourdes conséquences pour le président américain Donald Trump. Citant quatre responsables américains toujours en fonction, l’agence Reuters indique que l’ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn aurait été en contact direct avec l’ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kislyak.

    Leurs discussions visaient à mettre en place un canal de communication secret entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine. Toujours selon Reuters, l’idée était de court-circuiter l’administration de la sécurité nationale américaine dont les deux chefs d’État se méfieraient.

    Les contacts entre les proches du président américain et des responsables russes ont pris la forme de courriels et de conversations téléphoniques. Le canal direct entre les deux présidents aurait eu pour but d’améliorer les relations économiques entre les deux pays alors que la Russie fait l'objet de sanctions, mais également de favoriser la coopération dans la lutte contre le terrorisme et contenir l’expansionnisme de la Chine, toujours selon Reuters.

    Des membres de la commission de la Chambre des représentants et du Sénat se seraient rendus au siège des deux principales agences américaines de renseignements pour consulter les transcriptions de ces discussions ainsi que d’autres documents.

    Colère de Donald Trump

    Ces révélations interviennent alors que la nomination d’un enquêteur spécial sur les liens de la campagne Trump et la Russie a fait l’effet d’un coup de tonnerre à Washington. Après le communiqué de la Maison Blanche se félicitant hier soir de cette décision, Donald Trump exprime son amertume ce jeudi matin à travers les réseaux sociaux, rapporte notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio. Lors d'un point presse à la Maison Blanche jeudi aux côtés du président colombien Santos, Donald Trump, inévitablement interrogé sur la nomination d'un enquêteur spécial, a réaffirmé qu'il n'y avait pas de collusion avec la Russie.

    Tout cela est une chasse aux sorcières, il n'y a pas de collusion entre moi, mon équipe de campagne, même si je ne peux parler que de moi, et les Russes
    Donlad Trump: «Il n'y a pas de collusion» 19/05/2017 Écouter

    Entre temps, le président américain a dû se souvenir des menaces proférées lorsqu’il était candidat à l’adresse d’Hillary Clinton : « Dès que je suis à la Maison Blanche, je nomme un procureur spécial, et vous finirez en prison ! » Insulte suprême pour Donald Trump, c’est lui qui se doit faire face un enquêteur spécial. Une vexation qu’il voit comme « la plus grande chasse aux sorcières de l’histoire ».

    Jamais le candidat Trump ne s’imaginait dans le rôle de ce président, sous enquête du FBI. Et Donald Trump a raison, l’investigation va durer des mois, retenir l’attention des médias et du public, parasiter toute action gouvernementale et enterrer certaines réformes.

    D’autant que cette affaire révèle l’antagonisme violent entre le président et les agences de renseignements, qui s’ajoute à ses relations exécrables avec la presse. Le site d’extrême droite Breitbart, qui soutient le président, estime que la nomination d’un enquêteur spécial signifie que l’establishment républicain a « sorti les couteaux » contre un président qui avait juré de vider le marigot.

    La Maison Blanche semble être plongée dans la crise. Les journalistes ont entendu les conseillers de Donald Trump hurler derrière les portes closes de leurs bureaux. Le président menace de supprimer les points de presse et certains des membres du cabinet cherchent déjà à se recaser. Un proche de la présidence reconnaissait hier que la Maison Blanche a besoin d’une personne qui aurait assez d’ascendant sur le président pour l’empêcher d’aggraver les crises par des déclarations ou des tweets intempestifs.

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