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    Retrait de l'accord sur le climat: Donald Trump se met la planète à dos

    media Le président américain Donald Trump, après l'annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris, à Washington, le 1er juin 2017. REUTERS/Kevin Lamarque

    La consternation est générale ce vendredi 2 juin au matin dans le monde, après l'annonce faite hier soir par Donald Trump. Le président américain retire les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat adopté en 2015 pour limiter le réchauffement climatique. Les Etats-Unis, deuxième plus gros pollueur de la planète derrière la Chine se désolidarisent des engagements pris par près de 200 pays, il y a un an et demi. Consternation donc, notamment, de l'Union européenne : « décision gravement erronée », dit le président de la Commission Jean-Claude Juncker. En France, Emmanuel Macron estime que Donald Trump « commet une faute pour l'avenir de la planète ». La décision américaine signe-t-elle la mort des accords de Paris ?

    C’est une mauvaise nouvelle : 195 pays ont signé ce traité historique. On se souvient de l’émotion des délégués qui s’embrassaient, certains pleuraient même au Bourget en banlieue parisienne au moment de la signature de l’accord après des mois de négociations en coulisses. On se souvient aussi que ce traité n’aurait pu exister sans la signature des gros pollueurs (autrement dit des pays responsables de 55% des émissions de gaz à effet de serre) et parmi eux évidemment : les Etats-Unis (2e pollueur de la planète, responsable de 15% des émissions).

    Même si on savait Donald Trump peu enclin à défendre l’environnement, c’est un coup dur notamment pour les pays les plus pauvres. Trump dit vouloir mettre fin à la contribution au « fond vert ». Trop cher dit le président américain. Or, les Etats-Unis n’ont versé qu’un milliard des 3 milliards de dollars promis à ce fond de l’ONU pour le climat. Cela dit, tout n’est pas perdu. En revenant sur l’engagement des Etats-Unis, Donald Trump a surtout réussi à se mettre la planète à dos.

    Greenpeace a projeté l'image de Donald Trump sur les murs de l'ambassade des Etats-Unis à Berlin avec la mention #Total loser, so sad! Credit Mike Schmidt/Greenpeace Germany/Handout via Reuters

    La Chine prend le leadership

    C’est peut-être l’occasion d’une redistribution du leadership. Pékin a pris la tête de la bataille contre le réchauffement, écrit ce matin l’éditorialiste du South China Morning Post. Sans compter qu’on ne quitte pas un traité international d’un claquement de doigts : 3 ans et un préavis d’un an sont prévus dans l’accord pour les pays qui souhaitent le dénoncer, même si Donald Trump entend renégocier avant cela.

    Il semble bien que dans l’esprit de Donald Trump, ce soit une décision définitive, et à effet immédiat, puisqu’il a par exemple annoncé la suspension directe de financements tels que le fonds vert pour lequel son pays s’était engagé à payer 3 milliards de dollars. Mais comme il en a déjà fait l’amère expérience en politique intérieure, le président américain n’a pas semblé prendre la mesure des contraintes juridiques, en tout cas il ne s’est pas étendu dessus, rapporte notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier.

    Comme le retrait prendra près de quatre ans, on arrivera en fait en novembre 2020, soit très exactement au moment de la prochaine élection présidentielle américaine. Pour tout dire, le président semblait surtout soucieux de clamer sa volonté de défendre les emplois américains sans s’embarrasser de discours de la méthode. De la même manière, il a répété plusieurs fois qu’il voulait renégocier l’accord, mais il n’a donné aucune piste sur ce qu’il comptait proposer.

    Certains milieux économiques lâchent Trump

    Dans le secteur économique, les communiqués se sont multipliés, et Trump a même été lâché par certains qui travaillaient directement avec lui puisque deux PDG importants, dont celui de Disney, se sont immédiatement retirés du Conseil économique de la Maison Blanche. Parmi les nombreuses réactions, on peut noter celle du grand patron de la banque Goldman Sachs, qui a inauguré un compte Twitter pour dénoncer la décision de Trump.

    Et puis il faut signaler que de nombreux élus ont aussi réagi dès jeudi soir. A circulé, par exemple, une tribune signée par 75 maires de grandes villes américaines, représentant 38 millions de personnes, tribune dans laquelle ils assurent qu’ils continueront à promouvoir les engagements pris dans l’Accord de Paris. De même, trois gouverneurs démocrates veulent lancer une alliance entre Etats respectant l’accord de Paris, et ce n’est pas anodin puisqu’à eux seuls, ces trois Etats représentent déjà presque 1/5e de la population américaine.

    En revenant sur la parole d’Obama, son successeur fracture un peu plus le pays. Les emplois plutôt que le climat, la formule est applaudie par les républicains, elle fait hurler les démocrates. Des villes et des Etats démocrates, New York, Washington, la Californie ont d'ores et déjà annoncé qu’elles continueraient à appliquer l’accord. « Je prends mes décisions à Pittsburg et non à Paris », a déclaré le président américain, et pourtant le maire de Pittsburg assure lui aussi qu’il va tenir, qu’il maintiendra ses engagements pour la planète. Sachant que de toute façon il n’ya pas de renégociation possible, « pas de plan B car il n’existe pas de planète B » a martelé le président français Emmanuel Macron. Les Etats-Unis se retrouvent donc seuls aux cotés des pays non signataires, la Syrie et le Nicaragua.

    Vidéo de France 24

     

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