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    Amériques

    Mexique: des journalistes et activistes victimes de cyberespionnage

    media Déjà victimes de violences en tout genre, les journalistes sont désormais les cibles de cyberespionnage. Ici, lors d'une manifestation après l'assassinat du journaliste Javier Valdez. REUTERS/Henry Romero

    Une affaire de cyberespionnage vient d’être mise au jour au Mexique. Elle a été révélée par un reportage du New York Times se basant sur une enquête réalisée par le Citizen Lab de l’université de Toronto et plusieurs ONG mexicaines. Des journalistes et défenseurs des droits de l’homme étaient visés par ces pratiques. Ils accusent le gouvernement d’en être responsable.

    Avec notre correspondant à Mexico,

    Entre janvier 2015 et juillet 2016, une quinzaine de journalistes et défenseurs des droits de l’homme ont été la cible d’une campagne d’espionnage par le biais de message SMS qu’ils recevaient sur leur téléphone portable ou leur tablette. Ces messages étaient infectés par un spyware - un logiciel espion - nommé Pegasus.

    Au moment où les destinataires cliquaient sur un lien inséré dans le SMS, le programme se répandait dans le smartphone, permettant à l’attaquant d’espionner tout son contenu, qu’il s’agisse des courriers électroniques, des messages, des applications ou des réseaux sociaux. Même la caméra et le micro du téléphone portable étaient piratés.

    Dans son étude, le Citizen Lab a analysé quelque 90 attaques numériques, qui visaient donc des journalistes d’investigation, certains très connus comme Carmen Aristegui, et des activistes. Tous, au moment des attaques, s’occupaient d’affaires de corruption ou de violation des droits de l’homme touchant de près le gouvernement mexicain et même le président Peña Nieto.

    Un logiciel d’espionnage intraçable

    Pour les victimes de cette affaire d’espionnage, le gouvernement est directement impliqué. Cependant, il est très difficile d’apporter des preuves et de savoir qui est derrière tout ça, car le logiciel ne laisse pas de traces du piratage informatique. Pegasus est en effet très sophistiqué. Il a été développé par l’entreprise israélienne NSO dans le but, en principe, de pouvoir surveiller les organisations criminelles et les groupes terroristes.

    Mais ce qui est intéressant de savoir, c’est que cette firme spécialisée dans l’espionnage électronique vend ce logiciel exclusivement à des gouvernements, et non pas à des particuliers. D’où les forts soupçons qui pèsent sur le gouvernement mexicain, et plus précisément sur le ministère public, le ministère de la Défense nationale et les services de renseignements. Bien entendu, le gouvernement mexicain a immédiatement démenti toute participation dans des activités illégales d’espionnage.

    Les victimes de ce cyberespionnage ont déposé une plainte pénale devant la justice mexicaine, après avoir dénoncé ces pratiques illégales qui, à leurs yeux, sont très préoccupantes. En effet, elles visent des journalistes et des activistes trop souvent victimes de menaces, d’intimidations, d’agressions et d’assassinats au Mexique.

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