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    Amériques

    Venezuela: l'Eglise catholique dénonce une «dictature»

    media Le président vénézuélien Nicolas Maduro, en 2013 avec le pape François au Vatican, reste sourd à l'appel de l'Eglise catholique..

    L’Eglise catholique du Venezuela ne cache plus son rejet des autorités en place dans la crise qui agite le pays depuis plus de trois mois maintenant. Ce vendredi, le président de la conférence épiscopale du pays n’a pas hésité à parler de «dictature» en évoquant le gouvernement en place. L’Eglise vénézuélienne a décidé de mettre tout son poids du côté de l’opposition qui dénonce la tenue d’une Assemblée constituante et réclame la tenue d’élection générale. En prenant ainsi position, l’Eglise ferme l’éventualité de discussions entre les autorités en place et l’opposition et les organisations civiles. En tout cas les discussions telles que les envisagent le gouvernement de Nicolas Maduro. Une position également assumée par le Vatican. Par ailleurs, l'opposant vénézuélien Leopoldo Lopez est sorti de prison samedi à l'aube et a été assigné à résidence chez lui à Caracas.

    Alors que le pays semble chaque jour plus polarisé, l’Eglise catholique vénézuélienne a elle également définitivement choisi son camp. Ce vendredi alors que l’assemblée annuelle des évêques vénézuéliens s’ouvrait à Caracas, le président de la conférence épiscopale, Monseigneur Padron, n’a pas hésité à comparer le régime en place à une dictature. Une dérive qui pourrait s’inscrire dans la durée en cas de réussite de l’Assemblée constituante souhaitée par les autorités. « Cette assemblée, imposée par la force, aura pour résultat la constitutionnalisation d’une dictature militaire, socialiste, marxiste et communiste », a lâché l'homme d'église.

    Monseigneur Padron, à l’image du reste de l’Eglise catholique vénézuélienne est toujours resté ouvert au dialogue. Mais un véritable dialogue qui ne correspond pas à ce que souhaite le gouvernement de Nicolas Maduro. D’où cette fin de non-recevoir envoyée ce vendredi par le président de la conférence épiscopale. « Il n’y a pas besoin de consultation pour un dialogue, le dialogue c’est consulter le peuple. Cela signifie que le dialogue c’est prendre en compte l’opinion du peuple, on ne peut pas discuter si on ignore ou on oublie ou on met de côté ou encore on marginalise l’opinion du peuple. »

    A une semaine de la tenue du référendum organisé par l’opposition et la société civile sur ce projet de Constituante, l’Eglise vénézuélienne a également annoncé autoriser l’utilisation des locaux lui appartenant pour ce référendum, à l’exception des lieux de culte. Une position que ne vont manquer de critiquer les autorités de Caracas.

    Libération, partielle, de l'opposant Lopez

    La décision a été prise par le président du Tribunal suprême de justice, Maikel Moreno : Leopoldo Lopez est sorti de la prison militaire de Ramos Verde située à Caracas à 4h du matin, heure de Caracas. Désormais, le chef de file du parti Volonté populaire est assigné à résidence.

    Selon le Tribunal suprême, cette décision a été prise pour des raisons de santé. Ce que n’a pas mentionné l’avocat espagnol de Leopoldo Lopez qui a été pourtant le premier à rendre publique l’information ce matin, bien avant les autorités vénézuéliennes : « Leopoldo Lopez se trouve à son domicile de Caracas avec Lilian (Tintori, sa femme) et ses enfants. Il n'est pas encore libre, il est assigné à résidence. On l'a sorti à l'aube », a tweeté Javier Cremades.

    Leopoldo Lopez, on le rappelle, a été condamné en septembre 2015 à 13 ans et six mois de prison pour incitation à la violence lors des manifestations qui avaient secoué le pays en février de la même année. Une condamnation qui cachait des motifs politiques selon Leopoldo Lopez. Ce que toute l’opposition s’accordait également à dire, tout comme une bonne partie de la population qui arbore des portraits du dirigeant dans les manifestations presque quotidiennes depuis plus de trois mois.

    Cette sortie de prison inattendue accompagnée d’une assignation à résidence a certainement un but de la part des autorités : calmer les ardeurs des manifestants. Mais l’effet pourrait bien être inverse. Car la sortie de prison de Leopoldo Lopez ressemble à s’y méprendre à une forme d’aveu de faiblesse, malgré les motifs médicaux qui sont avancés par le Tribunal suprême.

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