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    Venezuela: les députés décidés à ne rien lâcher

    media L'opposant Julio Borges, président du Parlement, avait déjà affirmé le 31 juillet 2017 que le législatif continuerait de siéger malgré l'élection de la Constituante. FEDERICO PARRA / AFP

    Au Venezuela, les députés ont tenu leur première session parlementaire dans l'hémicycle ce lundi 7 août, quelques jours après l'installation de l'Assemblée constituante en fin de semaine dernière. La séance inaugurale ainsi que la première session de travail des nouveaux élus de la Constituante se sont tenus dans le salon elliptique, la plus grande salle du Parlement, à quelques dizaines de mètres de l'hémicycle où ont l'habitude de siéger les députés. Mais les députés de l'opposition sont bien décidés à ne rien lâcher.

    Avec notre correspondant à Caracas,  Julien Gonzalez

    Les députés de l'opposition affirment qu'ils continueront leur travail. Ils ont d'ailleurs annoncé qu'ils tiendront leur prochaine session ce mercredi 9 août. Le président Nicolas Maduro a, lui, annoncé ce dimanche que le ministère des Affaires étrangères servirait de siège administratif de la Constituante ainsi que de lieu de session de la Commission de la vérité. Mais pour l'heure, il reste de nombreuses incertitudes sur le lieu où siègeront les 545 membres de la Constituante lors des prochaines sessions.

    Selon le compte Twitter de l'Assemblée nationale vénézuélienne ce lundi soir, « les portes de l'hémicycle protocolaire auraient été forcées par des officiers de la Garde nationale, avec à leur tête le colonel Lugo » en charge de la sécurité de l'hémicycle. Si ce n'est pas l'hémicycle de session où siègent continuellement les députés, l'hémicycle protocolaire se situe tout à côté et il est de temps à autre utilisé par les députés pour des actes spéciaux ou des actes à portée internationale notamment. Un fait qualifié « d'assaut » par le parti d'opposition Primero justicia, dont est notamment issu l'actuel président de l'Assemblée nationale Julio Borges, qui évoque ce lundi soir « un abus de plus contre les 14 millions de Vénézuéliens qui ont voté lors des législatives de décembre 2015 ».

    En se réunissant ce lundi 7 août dans l'hémicycle, les députés de l'opposition ont voulu marquer un symbole : montrer qu'ils étaient les seuls élus légitimes au sein du Parlement, contrairement aux élus de la Constituante qu'ils continuent de qualifier de « fraude ». Pour la députée de l'opposition Delsa Solorzano, tout dans l'attitude des élus de la Constituante est « illégal ».

    « Quand ils sont venus la semaine dernière dans le salon elliptique, ils l'ont fait en usurpant des fonctions qu'ils n'ont pas, dénonce-t-elle. Ils sont entrés illégalement, ils ont ouvert les portes avec violence, ils ont cassé les serrures pour entrer ! Donc nous n'allons pas quitter le Parlement, et ce n'est pas la première fois que nous allons risquer notre vie pour défendre les votes des Vénézuéliens. »

    Condamnation du limogeage de la procureure générale

    Ne rien lâcher en termes d'espace, mais aussi en termes d'attributions institutionnelles. Les députés de l'opposition ont condamné la destitution de la procureure générale Luisa Ortega Diaz par la Constituante.

    « A l'image de ce qu'ils ont fait contre la procureure, la Constituante est la destruction des institutions formelles où les gens se rendent pour faire valoir leurs droits, commente Miguel Pizarro, député lui aussi de l'opposition. Pour nous, la procureure générale de la République légitime, c'est Luisa Ortega Diaz, c'est la seule que nous reconnaissons. Parce que seule l'Assemblée nationale peut décider de la destituer et il n'en est pas question, cela ne fait absolument pas partie de nos débats. »

    Ces débats continueront-ils à se dérouler dans l'hémicycle ? Rien n'est moins sûr, car la Constituante a prévu de siéger dès ce mardi et elle a plusieurs fois laissé entendre qu'elle comptait bien se réunir dans l'hémicycle où les députés ont leurs habitudes.


    Réunion régionale à Lima

    Les ministres des Affaires étrangères d'environ 18 pays latino-américains doivent se réunir ce mardi 8 août à Lima. Ils ont été convoqués par le gouvernement péruvien qui souhaite organiser une action et/ou une réaction commune de la région face à la situation au Venezuela, suite à l'élection de l'Assemblée constituante voulue par le président vénézuélien Nicolas Maduro.

    Depuis l'élection il y a un peu plus d'un an du président Pedro Pablo Kuczynski, le Pérou est à la pointe du combat contre le régime chaviste de Nicolas Maduro, souligne notre correspondant à Quito, Eric Samson.

    Pour le ministre péruvien de l'Intérieur Carlos Basombrio, les mesures prises par le gouvernement vénézuélien sont « une claire trahison à l'ordre démocratique » et demandent une réponse des pays de la région. Du Mexique au Brésil, en passant par l'Argentine, la Colombie, le Panama, le Canada et la Jamaïque, de nombreux pays de la région ont déjà refusé de reconnaître l'élection de l'Assemblée constituante vénézuélienne et donc ses futures décisions.

    Absence des alliés de Maduro

    Seuls les pays favorables à l'idéologie du socialisme du XXIe siècle ont décidé de soutenir Caracas. Le Nicaragua, la Bolivie et l'Equateur seront d'ailleurs absents ce mardi à Lima. Au-delà d'une nouvelle condamnation du régime vénézuélien et de la défense de l'Assemblée dominée par l'opposition, les ministres réunis pourraient demander le respect du calendrier électoral vénézuélien.

    Une élection présidentielle est prévue en 2018 mais la nouvelle Assemblée constituante, dotée de tous les pouvoirs, pourrait décider de l'annuler ou de la repousser indéfiniment. Les ministres réunis à Lima devraient également conformer un mécanisme de suivi qui se réunira en septembre à New York lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies.

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