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    Charlottesville: les prédécesseurs de Trump condamnent unanimement ses propos

    media Les prédécesseurs de Donald Trump ont unanimement condamnés ses propors sur les violences de Charlottesville. REUTERS/Jonathan Ernst

    Aux Etats-Unis, les réactions se multiplient depuis les évènements violents de samedi 12 août à Charlottesville, et plus encore depuis les déclarations de Donald Trump qui semble soutenir une partie de l'extrême droite américaine. Le président américain est ainsi de plus en plus isolé sur la scène politique, mais aussi économique puisque de nombreux grands patrons ont critiqué sa position, sans compter le monde artistique, chez qui il avait déjà peu de soutiens. L'attitude de Trump a aussi fait l'unanimité contre elle parmi ses prédécesseurs encore en vie, alors que les anciens présidents américains s'expriment en général assez peu sur les affaires courantes intérieures.

    Avec notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier

    « L'Amérique doit toujours rejeter le racisme, l'antisémitisme et la haine sous toutes ses formes. Remémorons-nous ces vérités fondamentales couchées dans la déclaration d'indépendance : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont dotés par le créateur de droits inaliénables ». Cette déclaration est signée par les deux George Bush, père et fils, derniers présidents républicains.

    Révélateurs, les événements de Charlottesville et les mots de Donald Trump ont confirmé la fracture avec l'aile traditionnelle du parti. Côté démocrate, tous les anciens chefs d'Etat ont aussi eu besoin de rappeler l'importance morale de la fonction.

    Bill Clinton avait ainsi dénoncé le rassemblement avant même qu'une jeune femme n'y soit dramatiquement tuée. « Même si nous protégeons la liberté d'expression, nous devons condamner la haine, la violence et la suprématie blanche » écrivait alors celui qui occupait la Maison Blanche jusqu'à 2000. Jimmy Carter dirigeait le pays 20 ans plus tôt, il est malade, mais son entourage a relayé officiellement la même idée.

    Quand à Barack Obama, il a repris une phrase du Sud-Africain Nelson Mandela commençant ainsi : « Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, de ses origines ou de sa religion... ». Un message devenu le plus « liké » de l'histoire de Twitter, avec bientôt 4 millions de « j'aime ».

     

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