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    Amériques

    Attentat de Barcelone: Donald Trump crée le malaise sur Twitter

    media Le président Donald Trump lors d'une conférence de presse à New York, le 15 août 2017. REUTERS/Kevin Lamarque

    L'attentat commis ce jeudi 17 août à Barcelone a aussi été condamné aux Etats-Unis, où Donald Trump n'a pas pu s'empêcher de déclencher une nouvelle polémique quelques heures après la tragédie.

    Avec notre correspondant à New YorkGrégoire Pourtier

    Etant en conférence de presse peu après l'attaque, le secrétaire d'État américain a très vite assuré que son pays était « prêt à assister » les autorités espagnoles. Rex Tillerson ajoute : « Les terroristes à travers le monde doivent savoir que les Etats-Unis et leurs alliés sont déterminés à les trouver et les traduire en justice ».

    Le président Donald Trump a tweeté un peu plus tard pour condamner l'attentat terroriste. Une rapidité qui contraste avec la lenteur de sa réaction samedi 12 août après la mort d'une jeune femme tuée par un sympathisant néonazi aux Etats-Unis. « Soyez durs et forts, nous vous aimons », a-t-il d'abord conclu.

    Mais le président américain ne s'est pas arrêté là. Il a ensuite encouragé d'« étudier » une méthode qui aurait permis il y a un siècle d'éradiquer le terrorisme islamiste pendant 35 ans, une référence déjà entendue lors de sa campagne électorale. « Il faut étudier ce que le général américain Pershing fit aux terroristes capturés. Il n'y eut plus de terrorisme radical islamique pendant 35 ans ! », a-t-il tweeté.

    Selon lui, pendant l'occupation des Philippines, le général Pershing aurait capturé 50 terroristes pour en exécuter 49 et renvoyer le dernier raconter dans son village ce à quoi il avait échappé. Mais double problème : d'une part, la technique est odieuse, et d'autre part il s'agit d'une fable, démentie par les historiens. Ainsi, tout à son envie de promouvoir la loi du talion contre l'islam radical, Trump a raté l'occasion d'afficher une position rassembleuse et digne.

    A (RE)LIRE : Terrorisme: le groupe EI fait un carnage au cœur de Barcelone

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