GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 18 Novembre
Dimanche 19 Novembre
Lundi 20 Novembre
Mardi 21 Novembre
Aujourd'hui
Jeudi 23 Novembre
Vendredi 24 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    A la Une: Venezuela, l'ex-procureur Luisa Ortega arrivée au Brésil

    media Luisa Ortega, procureur générale du Venezuela, le 6 août à Caracas. REUTERS/Ueslei Marcelino/File Photo

    Le Venezuela va lancer un mandat d’arrêt international contre l’ex-procureure générale Luisa Ortega, devenue une des principales opposantes au président socialiste Nicolas Maduro et en fuite vers le Brésil après une étape en Colombie, a annoncé mardi le chef de l’État.

    « La virulence avec laquelle le régime vénézuélien réagit au périple de Luisa Ortega et de son mari à travers les Amériques soulève la question suivante : que sait la procureure générale qui préoccupe tant Nicolas Maduro ? », s’interroge le journal colombien El Espectador.

    Luisa Ortega et son mari sont arrivés hier soir à Brasilia où la procureure doit participer à une réunion des procureurs généraux des pays du Mercosur. « Après son atterrissage, Luisa Ortega n’a pas donné d’interview », raconte la Folha de Sao Paolo. Elle s’est contentée d’annoncer « qu’elle parlerait durant la réunion d’aujourd’hui de l’affaire Odebrecht, de la corruption qui gangrène le Venezuela et de la persécution de la part du gouvernement dont elle se dit victime ». Toujours selon le quotidien de Sao Paolo, « Luisa Ortega participe à cette réunion en tant qu’invitée de la délégation brésilienne. Elle ne représente pas le Venezuela, pays suspendu du Mercosur en raison de la rupture de l’ordre constitutionnelle ».

    Pression régionale sur le gouvernement chaviste s’intensifie

    « Le Panama exigera dès à présent des visas pour l’entrée de tout Vénézuélien sur son territoire », écrit La Estrella. Cette mesure, annoncée hier soir à la télévision par le président Juan Carlos Valera, restera en place jusqu’à ce que l’ordre constitutionnel et démocratique soit rétabli au Venezuela et que les droits de l’homme y soient respectés. « En même temps, le président a annoncé la régularisation, pour des raisons humanitaires, du statut migratoire de 25 000 Vénézuéliens qui se trouvent actuellement au Panama ».

    « Le ministre des Affaires étrangères, Jorge Arreaza a exprimé l’indignation du Venezuela face à cette mesure adoptée par le Panama », révèle El Correo del Orinoco. « Nous allons agir selon le principe de réciprocité et nous nous réservons le droit de prendre des mesures similaires », a prévenu le ministre.

    Un nouveau journaliste tué au Mexique

    Au Mexique, un journaliste a été assassiné hier, ce qui porte à dix le nombre de reporters tués depuis le début de l’année. Âgé de 55, ans Candido Rios a été tué par balle dans un village au sud-est de Veracruz, annonce La Jornada. Il était connu pour sa couverture de faits divers policiers et pour avoir dénoncé plusieurs autorités municipales dans la région. Menacé de mort, Candido Rios bénéficiait d’un programme de protection gouvernemental.

    Charlottesville : nouvelles salves de Trump contre médias

    Aux États-Unis, le président Donald Trump a lancé de nouvelles salves contre les médias qu’il tient pour responsable de la division des Américains.

    Lors d’un meeting devant ses supporters à Phœnix dans l’Arizona, « Donald Trump a tenu un long discours aux tonalités très agressives pour défendre ses déclarations qui ont suivi les violences à Charlottesville », rapporte le New York Times. « Il s’est toutefois gardé de condamner encore une fois la violence des deux côtés, une formule qui avait enflammé les esprits. Mais il a condamné les médias en suggérant que ceux-ci, pas lui, le président, étaient les véritables responsables des divisions dans le pays ».

    « Le maire de Phoenix, un élu démocrate, avait demandé au président de reporter sa visite dans la ville, disant craindre de nouvelles violences en raison des tensions entre pros et anti-Trump après le drame de Charlottesville », raconte le Washington Post. En effet, des échauffourées ont eu lieu entre opposants au président et forces de l’ordre. « Le voyage de Donald Trump à Phoenix », conclut le Arizona Republic, « nous a apporté encore une fois cette preuve douloureuse : ce président qui avait mené campagne sur le thème de la colère est probablement incapable de tenir le discours nécessaire pour guérir l’Amérique de ses divisions raciales ».

    « La coopération Haïti-Canada n’est pas un fiasco complet, mais cela y ressemble »

    En Haïti, notre confrère Frantz Duval, directeur du journal Le Nouvelliste pousse aujourd’hui un véritable coup de gueule. Visiblement exaspéré de la polémique qui entoure l’afflux massif de migrants haïtiens au Canada en provenance des États-Unis, Frantz Duval résume dans son éditorial la coopération haïtiano-canadienne de ces dernières décennies.

    Tout d’abord, constate Le Nouvelliste, « Haïti est devenue une pourvoyeuse de cerveaux pour le Canada. En plus de délester le pays de ressources formées aux frais du Trésor public et aux prix des sacrifices des parents, l’astuce du Canada consistant à enlever d’un coup toute la famille, coupe sec le robinet des traditionnels transferts qu’effectuent les migrants pour soutenir les leurs restés au pays. Bien entendu », poursuit Frantz Duval, « il y a l’aide canadienne. Des millions de dollars. Sur le papier. Mais qu’elles sont les réalisations marquantes du Canada en Haïti », s’interroge l’éditorialiste pour arriver à ce constat : « Ni une entreprise canadienne ni un projet soutenu par le gouvernement de ce pays ne peut être montré comme exemple de réussite. Le Canada n’appuie pas non plus la bonne gouvernance en Haïti. Il s’accommode du pire comme d’autres de nos amis ».

    Et Le Nouvelliste de conclut : « Le Canada n’a pas réussi à aider Haïti et ses gouvernants à devenir meilleurs. Il n’encourage pas les Haïtiens à prendre en main le destin de leur pays, ni même le leur. Et les Haïtiens n’ont pas appris des Canadiens. Le même procès peut être fait à l’ensemble de l’aide internationale depuis dix ans. Ce n’est pas un hasard si, se souvenant que le Canada est un de nos meilleurs amis, des milliers d’Haïtiens cherchent à y trouver refuge de nos jours ».

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.