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    Tempête Harvey: le soleil revient à Houston, mais le danger est encore là

    media A droite sur la photo, le réservoir d'Addicks rempli d'eau de pluie. West Houston, Texas, le 30 août 2017. REUTERS/Adrees Latif

    Tandis que Harvey poursuit sa route vers la Louisiane, après six jours de pluies torrentielles, le soleil est enfin réapparu au Texas, où la tempête tropicale laisse derrière elle un spectacle de désolation. Au moins 33 personnes ont péri depuis vendredi. Un bilan encore provisoire. La Croix-Rouge assure que plus de 32 000 personnes ont dû être évacuées et hébergées dans des centre d'accueil. Quant aux dégâts, ils sont considérables.

    Avec notre envoyée spéciale à Houston,  Anne Corpet

    Selon le Service national de météorologie, 41 milliards de litres d'eau sont tombés en moins d'une semaine sur le Texas, dans le sud des Etats-Unis. Le coût pourrait se chiffrer en dizaines de milliards de dollars.

    Avec le retour du soleil, la décrue a commencé. Mais certains quartiers sont encore inondés. L'autoroute 59 qui file vers le nord-est de Houston est par exemple toujours coupée à la circulation. Des badauds s’y promènent et photographient les panneaux qui, sur les bords de la route, dépassent à peine des flots.

    Vers un lâcher d’eau au barrage de Cornoe

    Le quartier de Kingwood, pour sa part, est complètement cerné, notamment par le lac Houston qui a débordé. Le boulevard West Parkway est barré par un cordon policier. Derrière les uniformes, le bandeau bitume plonge dans les eaux saumâtres du lac.

    Jim Corney et sa femme Marie sont venus voir si la décrue avait commencé. Ils s'inquiètent pour ceux qui vivent de l'autre côté. « On a beaucoup d'amis qui vivent là-bas et qui sont isolés en ce moment », explique-t-il. « Ils ne peuvent  pas sortir de Kingwood. On est venus voir si on pouvait les aider, mais il n'y a aucun moyen d'aller là-bas en ce moment », renchérit sa compagne.

    L'annonce d’un lâcher d’eau au barrage de Cornoe, à une cinquantaine de kilomètres plus au nord, inquiète. C’est cependant une nécessité. Car l'ouvrage, sous la pression de l'eau, menace de céder. « Si cela aide, ils vont devoir le faire... Le barrage est sous une telle pression », commente Gustavo Montegro, venu en badaud.

    Mais Jeremy Philipps, qui circule à bicyclette depuis que sa voiture a disparu sous les flots, est inquiet : « Ils relâchent l'eau dans le lac Houston qui est juste là. Donc, quand ils ouvriront le barrage, cette zone sera inondée. Ce n'est pas terminé ; l'ouragan est parti mais ils annoncent de nouvelles pluie. Ça va être la pagaille. »

    De sérieuses craintes autour d'un site Arkema

    La décrue est néanmoins entamée, et avec elle, de nouvelles victimes sont découvertes... Les corps de six membres d’une même famille ont ainsi été retirés ce mercredi d’une voiture qui avait sombré dans une rivière.

    Il faudra du temps avant que les évacués des zones sinistrées puissent retourner chez eux. Des dizaines de milliers de maisons sont devenues inhabitables. Dans les quartiers où l’eau s’est progressivement retirée, les habitants ont commencé à sortir sur le trottoir leurs meubles, tapis, vêtements, tous saccagés après avoir macérés pendant plusieurs jours dans les flots sales des inondations.

    Les autorités préviennent : tout risque de nouvelle inondation n’est pas écarté. Mais il y a un autre risque important - inquiétant même -, celui suscité par l’usine chimique d’Arkema. Le complexe est situé à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Houston.

    Une porte-parole de l’entreprise française a annoncé mercredi soir que l’usine inondée n’avait plus de courant et qu’un certain nombre de produits chimiques, qui ne pouvaient plus être réfrigérés, devenaient très volatiles. « Il va y avoir un incendie de nature intense et explosive », a-t-elle prévenu. Les habitants du secteur ont été évacués.

    ► à l'écoute :

    Beaucoup d'habitants qui étaient cloîtrés chez eux ont pu enfin sortir. Et nombre d'entre eux se sont rendus au centre de convention Georges Brown, qui centralise tous les secours et héberge quelque 8 000 personnes.

    Au centre George Brown, des gens qui ont tout perdu 31/08/2017 - par Anne Corpet Écouter

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