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    Les Mapuches luttent pour leurs droits à quelques semaines de la présidentielle

    media Les Mapuches sont la principale minorité indienne du Chili. Ils vivent essentiellement dans le sud du pays. Photo prise le 26 septembre lors d'une manifestation à Santiago du Chili. REUTERS/Ivan Alvarado

    « Terrorisme », on n'entend pas souvent ce mot quand on parle de l'Amérique du Sud. Pourtant, au Chili, c'est ce dont on accuse régulièrement des membres de la communauté mapuche, le principal peuple présent dans le pays avant l'arrivée des colons européens. La semaine dernière, huit d'entre eux ont été arrêtés et placés en détention préventive. Ils sont soupçonnés d'être les têtes pensantes de groupes « terroristes », selon les mots du parquet, et d'être impliqués dans l'incendie de plusieurs églises et camions dans le sud du pays.

    De notre correspondante à Santiago du Chili,

    Quatre prisonniers mapuches qui protestaient, eux aussi, contre des accusations de terrorisme ont dépassé les 100 jours de grève de la faim. Le sujet fait la Une des journaux au Chili, et relance le débat sur le conflit entre les autorités et cette communauté indigène. Il s'est d'ailleurs invité dans la campagne électorale. En effet dans moins de deux mois, les citoyens doivent renouveler le Parlement, et choisir qui va succéder à la socialiste Michelle Bachelet à la présidence du pays.

    D'un côté, le gouvernement dit souhaiter que les prisonniers en grève de la faim puissent attendre leur jugement hors de prison, comme ils le demandent, et que les faits qu'on leur reproche, c'est à dire l'incendie d'une église évangélique l'an dernier, soient considérés par la justice comme un délit de droit commun et non un acte terroriste. Le ministre de l'Intérieur a annoncé par la même occasion qu'il allait demander au Parlement d'assouplir la loi antiterroriste. Un point de vue plutôt partagé par les candidats de gauche.

    Une loi héritée de la dictature

    Mais d'une autre côté, l'ancien président de droite, Sébastian Piñera, a lui défendu l'application de cette loi qui date des années 1980, dans la région. A l'époque, le dictateur Augusto Pinochet fait voter ce texte pour répondre à une vague protestation de l'opposition dans le pays. Quelques années plus tard, il quitte le pouvoir, mais la loi reste en vigueur. Elle est finalement appliquée à des Mapuches accusés d'incendies ou de dégradations contre des entreprises et des personnes installées dans leur région. Depuis, la communauté et des organisations de défense des droits de l'homme dénoncent une justice inéquitable, aux dépens des mapuches. Les représentants de la communauté exigent par ailleurs qu'on leur rende les terres de leurs ancêtres, un élément central dans cette culture indigène.

    Négociations avec les Mapuches en grève de la faim

    A la suite des négociations avec le gouvernement, trois des quatre prisonniers en grève de la faim ont recommencé à s'alimenter ce week-end. Après plus d'un an passé en détention préventive, ils espèrent pouvoir rentrer chez eux en attendant d'être jugés. Au grand dam de l'église évangélique et des chefs d'entreprise de la région. Pourtant, il y a trois ans, dans une affaire similaire, la cour interaméricaine des droits de l'homme avait donné raison aux Mapuches et jugé que leur droit à un procès équitable n'avait pas été respecté. Mais la loi anti-terroriste continue malgré tout d'être appliquée contre cette communauté, qui représente environ 9% de la population du Chili.

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