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    Amériques

    Nobel de médecine: des spécialistes américains de l'horloge biologique primés

    media Thomas Perlmann, un des responsables du comité Nobel, annonce le prix Nobel 2017 de médecine ce lundi 2 octobre. TT News Agency/Jonas Estromer via REUTERS

    La semaine des prix Nobel s’ouvre ce lundi 2 octobre avec le prix de médecine. Celui-ci a été attribué à trois scientifiques américains, Jeffrey Hall, Michael Rosbash et Michael Young ; ils sont récompensés pour leur recherches sur le rythme biologique des êtres vivants mais aussi les troubles du sommeil ou ceux liés au décalage horaire.

    Jeffrey Hall, Michael Rosbash et Michael Young ont exploré la mécanique de notre horloge interne. Une horloge calée sur 24 heures et qui permet de nous adapter aux différents moments du jour et de la nuit. Ainsi, ce rythme biologique régule nos besoins en sommeil et en nourriture, il ajuste aussi la pression artérielle, la fréquence cardiaque, la température du corps durant ces périodes. Même l’humeur et la mémoire battent quelque peu au rythme de cette pendule.

    Rouages complexes

    L’horloge est bien sûr nichée dans notre cerveau, et ses rouages sont complexes. A partir d’expériences sur la mouche, les trois scientifiques américains ont réussi à isoler un gène contrôlant le rythme biologique. Ce gène agit sur une protéine qui s’accumule dans la cellule au cours de la nuit puis est désagrégée pendant le jour. Un mécanisme commun à tous les organismes multicellulaires.

    Notre montre intérieure n’a pas encore dévoilé tous ses secrets. Mais l’on sait que lorsqu’elle est malmenée, les effets peuvent être délétères. Ainsi les personnes travaillant la nuit ont plus de risque de développer des problèmes de santé. Le tic-tac de notre horloge n’a pas fini de défier les chercheurs.

    Neuf millions de couronnes

    Outre le prestige, les trois lauréats du Nobel se partageront la somme de 9 millions de couronnes suédoises, soit environ 937 000 euros. En 2016, le Nobel de médecine était allé au Japonais Yoshinori Ohsumi pour sa contribution à la compréhension du renouvellement des cellules. La médecine est traditionnellement le premier des prix Nobel décernés par les jurys suédois. Suivront la physique mardi, la chimie mercredi, la littérature jeudi, la paix vendredi et le prix d'économie le 9 octobre.


    L’importance des rythmes biologiques

    Tout le monde sait que l’organisme dort la nuit, est éveillé le jour, mais peu, voire personne - sinon le trio de chercheurs qui vient de recevoir le prix Nobel - ne sait véritablement comment cela fonctionne.

    Le Dr Claude Gronfier est spécialiste des rythmes biologiques à l’Inserm. Il explique les risques sur la santé lorsque l’on ne respecte pas les rythmes biologiques :

    « A l’heure actuelle, on sait qu’il existe un certain nombre de pathologies qui sont liées à un dysfonctionnement de notre horloge biologique. Le travail de nuit, par exemple, c’est le cas extrême sur notre planète, d’individus qui ont une horloge biologique qui n’est pas synchronisée à leur travail. On leur demande de travailler la nuit, c’est-à-dire pendant la nuit biologique, et on leur demande de dormir pendant la journée, c’est-à-dire pendant leur journée biologique. Et on voit très bien que ça ne fonctionne pas. Vous savez l’Anses a produit un rapport en juin 2016 montrant que travailler de nuit a un ensemble de conséquences sanitaires qui vont de la perte de sommeil aux pathologies psychiatriques, comme la dépression et l’anxiété, jusqu’aux troubles métaboliques, cardiovasculaires et au cancer. Donc perturber l’horloge biologique a des conséquences, comme c’est le cas particulier du travail de nuit, lorsque ces perturbations sont chroniques. »

    D’autres pathologies sont également soupçonnées d’être liées au dysfonctionnement de l’horloge biologique comme les maladies dégénératives d’Alzheimer et de Parkinson.

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