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    Amériques

    A la Une : début de la Minujusth en Haïti

    media Lors de la cérémonie de mise en place de la Minujusth, le 16 octobre 2017 à Port-au-Prince. REUTERS/Andres Martinez Casares

    « Il s’agit de la mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti », explique Le National qui rappelle que « cette nouvelle mission de la paix a pour tâche d’aider le gouvernement haïtien à renforcer les institutions de l’état de droit dans le pays, d’appuyer et de développer encore la police nationale d’Haïti et de suivre la situation en matière de droits de l’homme, d’en rendre compte et de l’analyser. La période initiale du mandat de cette mission est de six mois ».

    Mais la population haïtienne est pour le moins sceptique à l’égard de cette nouvelle mission onusienne. Pourtant dans son éditorial du jour, notre confrère Frantz Duval du Nouvelliste estime que les autorités haïtiennes ont leur part de responsabilité dans la manière dont est déployée la Minujusth. L’ambassadeur d’Haïti à l’ONU et le sénateur Youri Latortue ont certes réclamé tous deux récemment « soit un changement de statut pour la nouvelle mission onusienne, soit un droit de regard sur les attributions de la Minujusth ». Mais « leurs demandes arrivent bien tard ».

    « Ce lundi 16 octobre, ni le président de la République, ni le président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, ni le Premier ministre, ni le ministre de la Justice, ni les présidents des deux branches du Parlement, ni le directeur général de la Police nationale n’ont cru nécessaire de payer de leur présence à la cérémonie d’entrée en fonction de la Minujusth », fait remarquer l’éditorialiste. Mais force est de constater que « nous n’avons pas fait jouer à temps la diplomatie pour avoir une mission à la mesure de nos problèmes. Nous avons laissé d’autres choisir pour nous. Et comme un enfant qui reçoit le jouet non souhaité à Noël, nous rechignons, nous boudons ». Et Le Nouvelliste de conclure : en Haïti, « les problèmes de la justice et de la police sont réels. Notre insatisfaction aussi devant toutes les missions passées et à venir. La Minustah est mal partie en nous laissant des problèmes insolubles et particulièrement le choléra. La Minujusth commence mal et c’est dommage ».

    Venezuela : l’opposition conteste les résultats des élections régionales

    Au Venezuela, le parti socialiste au pouvoir a remporté les élections régionales de dimanche. Mais depuis hier, l’opposition conteste ces résultats et réclame un audit dans chaque État sans quoi il n’y aura pas de négociations. Selon les résultats du Conseil national électoral, sur les 23 États du pays le camp du président Maduro en a remporté le poste de gouverneur dans 17 États, l’opposition dans cinq. Il reste encore un État en ballotage. Et les réactions internationales ne se sont pas fait attendre.

    « Les États-Unis affirment que les élections régionales de dimanche n’étaient ni libres ni justes », rapporte El Nacional. Le quotidien souligne aussi la préoccupation de la France « concernant les conditions dans lesquelles s’est déroulé le scrutin » ou encore la réaction du Canada qui parle de « violations électorales ».

    Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a salué au contraire « la victoire d’une clarté absolue » du camp chaviste. Tandis que son homologue bolivien, Evo Morales, s’est félicité du « triomphe de la paix face à la violence », rapporte encore El Nacional. Sans oublier ce message personnel de Raoul Castro à son ami Nicolas Maduro, publié par Granma : « Le Venezuela a donné une autre grande leçon de paix, de courage et de dignité. L’héritage de Chavez est vivant. Lui et Fidel seraient très fiers de cette victoire ».

    L'inquiétude des analystes

    Les analystes inquiètent d’une aggravation de la crise économique et politique au Venezuela. « Les résultats publiés par le Conseil national électoral représentent le pire scénario possible aussi bien pour l’opposition que pour le chavisme », estiment plusieurs analystes dans les colonnes du journal 2001. « Puisque la probabilité que ces résultats soient reconnus par la communauté internationale est très faible. Cela aura pour conséquences un durcissement des sanctions internationales et une fuite des investisseurs. Mais l’appauvrissement de la population ainsi suscité, la dégradation de la situation humanitaire et l’isolement du Venezuela sur la scène internationale ne seront pas les déclencheurs de la chute du gouvernement chaviste », préviennent ces experts.

    Car « l’autre conséquence de l’annonce de ces résultats, c’est que la voie de négociations politiques entre le gouvernement et l’opposition est désormais rompue. Une radicalisation majeure du gouvernement pour protéger ses intérêts semble donc inévitable. Ce qui augmente les risques politiques pour tous ceux qui tenteront de s’y opposer ; sans parler du fait que la frustration et la division au sein de l’opposition rendront difficile sa cohésion interne ». Et 2001 de conclure : « Au Venezuela, le pire reste encore à venir ».

    Guatemala : l'ex-président Perez se dit innocent dans scandale de corruption

    Au Guatemala, l’ancien président Otto Perez Molina, accusé de corruption et incarcéré depuis deux ans et demi, se dit innocent et victime d’une manœuvre politique.

    Ce lundi 16 octobre, celui qui a dirigé le pays entre 2012 et 2015 avant de démissionner suite à des mois de manifestations s’est défendu contre les accusations de corruption. C’était lors d’une audience publique qui doit déterminer si la justice dispose de suffisamment d’éléments pour ouvrir un procès. Selon El Periodico, Otto Perez Molina, accusé de diriger un réseau de « corruption avec les douanes », se dit « victime de manœuvre politique » avec en toile de fond la commission internationale contre l’impunité au Guatemala.

    Selon l’ancien chef d’État, le fait qu’il soit contre la poursuite du travail de cette commission onusienne aurait déclenché toute cette affaire, peut-on lire dans Prensa Libre. Le juge doit maintenant décider sous peu si l’ex-président guatémaltèque, qui est également cité dans d’autres enquêtes, sera oui ou non poursuivi.

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