GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 15 Novembre
Jeudi 16 Novembre
Vendredi 17 Novembre
Samedi 18 Novembre
Aujourd'hui
Lundi 20 Novembre
Mardi 21 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Législatives en Argentine: test pour Macri et sa politique ultra-libérale

    media Le président argentin Mauricio Macri est en bonne posture pour le test des législatives du 22 octobre 2017. REUTERS/Marcos Brindicci

    En Argentine, la campagne des législatives du dimanche 22 octobre se termine. Ce sont les premières depuis l’élection du président Mauricio Macri en 2015. Le président argentin est en bonne posture. « Nous sommes au début d'un long chemin », a déclaré, lors d'un meeting, Mauricio Macri, très actif durant la campagne électorale, faisant référence aux réformes économiques douloureuses menées depuis décembre 2015.

    De notre correspondant à Buenos Aires,

    Les enjeux de ce scrutin sont importants. Il s’agit des élections de mi-mandat, où sont renouvelés la moitié des sièges de la Chambre des députés et le tiers du Sénat. C’est un test pour le président, élu deux ans plus tôt. Et, en cas de vote sanction, les deux années suivantes peuvent être difficiles pour son gouvernement. De plus, Mauricio Macri est le premier président constitutionnel qui n’est pas issu des partis péroniste ou radical, les deux formations politiques traditionnelles du pays.

    Le président Macri en bonne posture

    Les choses ne se présentent pas trop mal pour Mauricio Macri. Selon les sondages, les candidats du parti gouvernemental Cambiemos, « Changeons » devraient recueillir près de 40% des voix sur l’ensemble du territoire et l’emporter dans les districts les plus importants. Dont la province de Buenos Aires, la plus peuplée, longtemps dominée par les péronistes, où l’ancienne présidente Cristina Kirchner, candidate à un poste de sénateur, serait battue par le représentant du parti au pouvoir. S’il en était ainsi, ce serait une grande victoire pour Macri.

    Les années Kirchner en toile de fond

    En Argentine, on constate un phénomène de rejet à l’égard du péronisme et plus encore de sa version kirchnériste. Les divisions de l’opposition, et en particulier, des péronistes arrangent également bien le parti au pouvoir. Si une partie de cet électorat suit encore Cristina Kirchner, la plupart des dirigeants du parti attendent la défaite de l’ancienne présidente pour engager une rénovation qui se ferait sans elle.

    Macri a été élu sur un programme de changement et de libéralisation marquant une rupture avec l’économie administrée, le protectionnisme et le contrôle des changes de Kirchner. Les réformes ont d’abord entraîné une récession. Mais depuis quelques mois l’économie est repartie : l’inflation est en baisse, la production et la consommation augmentent, l’emploi redémarre. Et comme le gouvernement, tout libéral qu’il soit, a maintenu, et même amplifié, les politiques sociales du passé, une partie importante de l’opinion pense que le pays est sur le bon chemin.

    Santiago Maldonado, une disparition gênante

    Malgré les gains en sièges attendus, Mauricio Macri n’aura pas la majorité au Parlement. Il lui faudra continuer à négocier avec les élus de l’opposition, avec les gouverneurs des provinces, dont beaucoup sont péronistes, et avec les syndicats, également péronistes. Mais il sera en position de force pour avancer avec les réformes et Macri pourra penser à sa réélection en 2019. Cela dit, le gouvernement n’est pas à l’abri d’une crise politique, comme celle qui pourrait naître de l’affaire Maldonado, ce manifestant porté disparu depuis le 1er août dans le sud du pays et dont on aurait retrouvé le corps mercredi dernier. Si les analystes affirment que l’affaire ne pèsera pas sur le vote de ce dimanche, il est possible que le gouvernement soit mis en cause après l’autopsie et l’enquête. Pour négligence ou pour avoir couvert une bavure policière.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.