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    Amériques

    Venezuela: quatre gouverneurs d'opposition reconnaissent la Constituante

    media Juan Pablo Guanipa, candidat de la MUD -coalition d'opposition - a remporté l'élection au poste de gouverneur de l'Etat de Zulia, le 15 octobre 2017. REUTERS/Isaac Urrutia

    Au terme des élections régionales du 15 octobre, l'opposition a remporté cinq Etats contre 18 pour le camp chaviste du président Maduro, après quatre mois de manifestations presque quotidiennes entre mai et juillet derniers, et qui ont fait 125 victimes et l'élection d'une Constituante à l'intiative du président Maduro. Un scrutin boycotté par l'opposition car considéré comme « un coup d'Etat ». Mais le chef de l'Etat en avait fait une obligation : « Les nouveaux élus doivent prêter serment devant la Constituante et se soumettre à la Constituante », pour prendre leurs fonctions. Un principe refusé par l'opposition... Lundi, en fin de journée, quatre des cinq gouverneurs d'opposition ont finalement décidé de prêter serment.

    Avec notre correspondant à Caracas,  Julien Gonzalez

    Coup de théâtre ; une partie de la coalition d'opposition a cédé, à savoir quatre gouverneurs, tous issus du parti Action démocratique, la plus ancienne formation politique du Venezuela et l'un des partis les plus importants de l'opposition.

    Ils ont prêté serment lundi 23 octobre face à l'Assemblée constituante avant d'apposer leurs signatures sur un acte qui, selon le texte officiel, « garantit pleinement le fonctionnement institutionnel de la Constituante ».

    Depuis des semaines, l'opposition était ferme et assurait en bloc que ses élus « ne se soumettraient qu'à la Constitution et au peuple et en aucun cas à la Constituante », rappelle notre correspondant à Caracas, Julien Gonzalez.

    Soutien de Capriles au dernier gouverneur récalcitrant

    Absent de cette cérémonie, le 5e gouverneur, Juan Pablo Guanipa, élu dont l'Etat de Zulia, a justifié son geste de « ne pas se soumettre à la Constituante frauduleuse » au nom, selon ses termes, de « la dignité ».

    Une décision qui a été rapidement commentée : ainsi Henrique Capriles, ex-candidat de l'opposition lors des deux dernières présidentielles, lui a apporté tout son soutien, car selon lui « les principes et la cohérence ont une valeur ».

    La présidente de l'Assemblée constituante lui a quant à elle lancé un avertissement : « Sa décision aura des conséquences car les lois de la République ont été faites pour être respectées. »

    La difficile mise en place d'une stratégie commune

    Certains observateurs annoncent déjà la fin programmée de l'unité de l'opposition, incarnée par la coalition Table de l'unité démocratique (MUD). Une opposition déjà mise à rude épreuve par la sévère défaite qu'elle a encaissée lors des régionales.

    Composée d'une trentaine de partis, allant du centre gauche à l'extrême droite, cette coalition rassemblant les opposants au chavisme était pourtant donnée favorie. Mais elle a perdu beaucoup d'électeurs depuis les législatives de 2015.

    La difficile mise en place d'une stratégie commune a certainement coûté des voix à cette coalition. Faut-il chercher le dialogue ? Demander des élections anticipées ? Descendre dans la rue ? Les divisions persistent.

    La division de l'opposition, une victoire pour Maduro

    Jusqu'à présent, cette coalition a pu colmater les brèches en jouant l'unité dans l'adversité face à Nicolas Maduro. Mais alors que l'opposition peine à mobiliser la rue, la décision des quatre gouverneurs l'affaiblit davantage.

    Les dissidents ont même été qualifiés de « traitres » par Voluntad Popular, l'un des principaux partis de la MUD. L'agonie de la coalition de l'opposition fait les gros titres de la presse ce mardi 24 octobre 2017.

    Une agonie qui bénéficie bien sûr au président Nicolas Maduro. « La division de l'opposition représente une grande victoire pour le gouvernement », regrette d'ailleurs une éditorialiste anti-chaviste ce mardi.

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