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    Amériques

    Venezuela: la coalition d'opposition au bord de la crise existentielle

    media Conférence de presse d'Henry Ramos Allup à Caracas, le 24 octobre 2017 à Caracas. REUTERS/Marco Bello

    Une semaine après les élections régionales vénézuéliennes du 15 octobre, qui ont débouché sur une large victoire du camp Maduro d'après les résultats des autorités électorales, les divisions au sein de la coalition de l'opposition se font particulièrement fortes. Quatre des cinq gouverneurs de la MUD élus dans ces scrutins ont décidé de reconnaître la Constituante dominée par les chavistes.

    Au lendemain de la prestation de serment de quatre des gouverneurs issus de la Table de l'unité démocratique (MUD), de nombreuses voix discordantes se sont fait entendre, mardi 24 octobre 2017, au sein de la coalition de l'opposition, rapporte notre correspondant à Caracas,  Julien Gonzalez.

    En reconnaissant la Constituante, une condition fixée par le président Maduro pour les laisser prendre leurs fonctions, ces quatre gouverneurs, tous issus d'Action démocratique, le plus ancien parti du Venezuela, ont mis le feu aux poudres.

    Les gouverneurs Ramon Guevara, Alfredo Diaz, Laidy Gomez et Antonio Barreto, le 24 octobre 2017 à Caracas. REUTERS/Marco Bello

    MUD : Henrique Capriles règle ses comptes avec Henry Ramos Allup

    Pour justifier leur geste, les intéressés ont notamment assuré que cette décision avait été débattue et acceptée au sein des populations des Etats où ils ont été élus. Mais au sein de la coalition, le ton a très vite tourné aux règlements de compte.

    Si le secrétaire général du parti concerné, Henry Ramos Allup, n'a pas prononcé le mot expulsion, il s'en est référé au règlement interne de sa formation pour affirmer que les quatre gouverneurs s'étaient « exclus d'eux-mêmes ».

    L'ex-candidat de l'opposition lors des deux dernières présidentielles, Henrique Capriles, a pour sa part assuré qu'il ne resterait pas au sein de la Table de l'unité démocratique « tant qu'Henry Ramos Allup y figurerait ». Au sein du mouvement Action démocratique, « pas un crayon ne bouge sans que Ramos Allup ne l'autorise », a déclaré en substance l'ancien candidat à l'élection présidentielle.

    Le leader d'opposition Henrique Capriles, le 15 octobre dernier à Caracas lors des élections régionales au Venezuela. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

    Un seul point d'accord dans cette cacophonie : les leaders des principaux partis répètent qu'il est nécessaire de construire une nouvelle incarnation de l'opposition. Parmi ces voix, le parti Volonté populaire de l'opposant Leopoldo Lopez.

    Freddy Guevara veut une nouvelle alliance de l'opposition vénézuélienne

    Alors que ce dernier est actuellement en résidence surveillée, Freddy Guevara, membre de la direction du mouvement, propose par exemple la création d'une nouvelle unité, et d'une nouvelle alliance basée sur une stratégie nouvelle.

    « La MUD telle qu'elle avait été conçue a perdu son utilité. Il ne s'agit pas simplement de changer de nom ; l'unité que nous proposons, c'est un contrat basé sur des principes », explique le représentant de Volonté populaire.

    « Le premier, c'est bien sûr de ne pas reconnaître la Constituante ! », ajoute-t-il, plaidant pour « la fin de la dictature, des élections libres et (...) un nouveau Venezuela où tous les droits fondamentaux soient respectés ».

    Pour sa part, M. Maduro a nommé les chavistes défaits aux régionales aux postes de « protecteurs », instance parallèle déjà utilisée - notamment après les régionales de 2012 - pour contourner la victoire de l'opposition dans l'Etat de Miranda.

    Ces quatre gouverneurs qui ont prêté serment devant la Constituante ont trahi. Nous comprenons qu'ils aient été soumis à des pressions de la part du gouvernement, mais qu'ils ne viennent pas nous dire que c'est un acte courageux de s'humilier devant la dictature pour le bien-être du peuple. Donc oui, il y a une crise au sein de l'opposition
    Freddy Guevara, Volonté populaire 25/10/2017 - par Julien Gonzalez Écouter

    → À la Une de la revue de presse des Amérique : La MUD n’arrive plus à tenir ses troupes

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