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    Décryptage avec nos invités, Liesl Louw Vaudran et Stéphanie Wolters, de l'Institut d'études et de sécurité de Pretoria -ISS-, Daniel Compagnon, professeur à l'Institut d'études politiques de Bordeaux (Centre d'études d'Afrique noire), Jean-Baptiste Placca, éditorialiste à RFI, et nos envoyés spéciaux à Harare et correspondants régionaux.

    Amériques

    Fusillade au Texas: le tueur aurait agi en raison d'un «différend familial»

    media Les autorités lors d'une conférence de presse à Sutherland Springs, au Texas, le 6 novembre 2017, le lendemain de la tuerie dans une église baptiste qui a fait 26 morts et 20 blessés. REUTERS/Jon Herskovitz

    Au Texas, un homme a tué, ce dimanche 5 novembre, 26 personnes dans une église à Sutherland Springs, un hameau de 400 habitants, près de San Antonio. Une tuerie qui fait suite au massacre à Las Vegas il y a cinq semaines, qui avait coûté la vie à 58 personnes. Les autorités locales et les témoignages permettent de mieux connaître le déroulé de cette tragédie. Les motivations du tueur, un ancien militaire âgé de 26 ans, étaient « familiales » a indiqué lundi la police, alors que l'US Air Force a indiqué qu'elle avait omis d'informer le FBI de sa condamnation par une cour martiale.

    ►Pas de motif racial ni religieux

    Le tireur a probablement agi en raison d'un « différend familial », a déclaré Freeman Martin, un responsable des forces de l'ordre du Texas. Selon ce responsable « il y avait un différend dans cette famille », et sa belle-mère fréquentait l'église où le crime a été perpétré. L'ex-caporal de l'armée de l'air avait été jugé par la cour martiale en 2012 pour violences contre son épouse et son enfant.

    Le shérif du comté a parlé de « querelles domestiques », rapporte notre envoyée spéciale à Sutherland Springs, Anne Corpet. On sait juste que le tueur avait envoyé des messages de menaces à sa belle-mère et que cette dernière fréquentait l’église. Il n’y a pas de motif racial ni religieux, a assuré le shérif. Le tueur avait en tout cas préparé son coup. Il portait un gilet pare-balles lors de l’attaque, a précisé également la police. Et dans sa fuite il a pris le temps de téléphoner à son père pour le prévenir qu’il ne survivrait pas. Il s’est ensuite donc suicidé dans sa voiture avec un pistolet.

    Un passé militaire

    Devin Patrick Kelley est un ancien militaire âgé de 26 ans. Il a servi dans l’armée de l’air sur une base de l’Etat du Nouveau-Mexique à partir de 2010. En 2012, il est jugé par une cour martiale pour agression sur son épouse et voies de fait sur son beau-fils jusqu'à infliger une fracture du crâne à l'enfant. Condamné à un an de détention dans une prison militaire, il avait également été dégradé au rang le plus bas.

    Après sa libération en 2014, il quitte l’armée et enchaîne les petits boulots dans l’enseignement et le gardiennage. Des anciennes connaissances contactées par des médias américains le présentent comme quelqu’un de plutôt dépressif et négatif. Un athée qui faisait preuve de prosélytisme, selon ces témoignages.

    L'armée de l'air a reconnu avoir omis d'inscrire la condamnation en cour martiale sur les registres fédéraux, ce qui aurait dû l'empêcher d'acquérir une arme. Selon une source officielle, il aurait acheté son fusil, un Ruger AR-556, dans un centre de tir à San Antonio.

    Retrouvé mort dans son véhicule après la tuerie de ce dimanche, Devin Patrick Kelley se serait suicidé, selon la police locale, qui dit par ailleurs avoir retrouvé d’autres armes à feu dans son véhicule.

    ►Le déroulé des faits

    Il résidait dans la banlieue de San Antonio, à 60 kilomètres des lieux du drame. Et c’est tout de noir vêtu, avec un gilet pare-balles et armé d’un fusil d’assaut qu’il s’est rendu dimanche dans la petite église à Sutherland Springs qui était alors en plein office religieux.

    Selon les autorités locales, il aurait d’abord abattu deux personnes à l’extérieur du bâtiment avant d’en tuer 23 autres dans l’enceinte de l’église. Une autre personne est décédée des suites de ses blessures. Des victimes âgées de 5 à 72 ans, selon la police. 20 autres personnes ont également été blessées. Selon des témoins, un habitant serait ensuite parvenu à saisir le fusil du tueur, mais ce dernier aurait réussi à prendre la fuite dans son véhicule.

    Selon le gouverneur, il ne détenait plus de port d’armes, mais il a quand même pu acquérir trois armes au cours des trois dernières années, dont le semi-automatique qu’il a utilisé dans l’attaque, rapporte notre envoyée spéciale à Suntherland, Anne Corpet.

    Le tireur s'est alors donné la mort lors de la course poursuite qui a suivi, a indiqué ce lundi le shérif Joe Tackitt à la chaîne CBS. Devin Patrick Kelley était poursuivi par deux hommes en camionnette quand sa voiture s'est écrasée sur le bas côté et le shérif pense que c'est à ce moment-là qu'il s'est suicidé avec une arme à feu. « Nous pensons qu'il avait une blessure par balle qu'il s'est infligée après avoir défoncé » sa voiture, a expliqué le shérif.

    C'est tout ce que l'on sait pour l'instant de cette tragédie que le Dallas Morning News, quotidien local, qualifie de pire tuerie de masse dans l'histoire du Texas.

    ►Les habitants de Sutherland Springs sous le choc

    C’est un village, où tout le monde connaît au moins une victime de près ou de loin. Le pasteur de l’église et sa femme, qui étaient absents hier mais qui ont perdu leur fille âgée de 15 ans au cours de la fusillade, ont confié leur désarroi aux caméras. « Notre église et notre famille ont été détruites », a déclaré le pasteur Frank Pomeroy

    Les gérants de la station-service située juste en face de l’église sont eux aussi effondrés, rapporte notre envoyée spéciale, Anne Corpet. Ils ont entendu les tirs, ils ont vu l’homme vêtu de noir entrer dans l’église et se sont cachés derrière leur comptoir. « Je m’en veux de ne rien avoir fait, de ne rien avoir pu faire », ne cesse de répéter ce matin le gérant. Beaucoup ici évoquent leur foi, leur unité. Des groupes viennent ici des villages voisins pour prier et il y a tout juste quelques minutes un homme a planté 26 croix blanches le long de l’autoroute qui longe le village pour que personne n’oublie le drame qui s’est déroulé ici.

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