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    Amériques

    Le Venezuela juge les sanctions européennes «illégales, absurdes et inefficaces»

    media Les sanctions européennes visent à inciter le gouvernement Maduro à dialoguer avec l'opposition vénézuélienne. Miraflores Palace

    Les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l'Union européenne ont adopté lundi 13 novembre des sanctions contre le Venezuela, dont un embargo sur les livraisons d'armes. Bruxelles a donné son feu vert avec ce texte à un « cadre juridique » pour permettre, « si l'évolution de la situation l'impose », d'établir « une liste noire » des personnes considérées comme responsables de la crise dans le pays : cela impliquerait pour elles l'interdiction d'entrée sur le territoire de l'UE et un gel de leurs avoirs européens. Objectif : inciter le gouvernement de Maduro à dialoguer avec l'opposition. Depuis l'année dernière, des tentatives de dialogue entre les deux parties ont eu lieu sous l'égide de l'Union des nations sud-américaines, du Vatican ou encore de la République dominicaine. Toutes se sont soldées par des échecs. Selon l'UE, le texte adopté traduit « l'inquiétude que lui inspire la situation dans le pays  ». Une décision que les autorités vénézuéliennes n'ont pas manqué de dénoncer.

    Avec notre correspondant à Caracas, Julien Gonzalez

    Si aucune personnalité du gouvernement de Maduro n'est pour l'heure visée par des sanctions de la part de l'UE, Bruxelles précise que « les mesures sont susceptibles d'être étendues pour cibler les personnes impliquées dans les violations des droits de l'homme ».

    Pour le ministère vénézuélien des Affaires étrangères, « l'Union européenne prétend imposer des sanctions illégales, absurdes et inefficaces contre le peuple vénézuélien en violant ouvertement le droit international ».

    Caracas voit surtout l'influence américaine dans cette décision qui « suit la ligne de conduite agressive de Washington ». Les Etats-Unis ont infligé cette année plusieurs sanctions financières contre des membres du gouvernement vénézuélien, à commencer par Nicolas Maduro.

    Les critiques de Caracas n'en restent pas là. Alors que l'UE assure que « seuls un dialogue et une négociation peuvent permettre de résoudre la crise actuelle », les autorités vénézuéliennes voient au contraire dans ce texte « des décisions hostiles qui ne cherchent qu'à faire échouer le dialogue national ».

    Selon le président Maduro, une rencontre doit se tenir ce mercredi en République dominicaine entre le gouvernement et l'opposition, mais cette dernière affirme que la réunion est pour le moment incertaine faute d'accord définitif sur la présence de médiateurs internationaux.

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