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    Amériques

    Haïtiens aux Etats-Unis: une chape de plomb s'est abattue sur Little Haiti

    media Des Haïtiens recevant l'assistance de volontaires à Brooklyn en 2010, après le séisme venant de frapper leur pays. Michael Nagle/Getty Images/AFP

    La décision de l'administration Trump de mettre un terme au TPS, ce visa temporaire accordé à près de 60 000 Haïtiens suite au tremblement de terre de 2010, continue de susciter des réactions indignées. A New York, où résident 5 000 titulaires de ce permis, les personnes concernées ont désormais jusqu'à juillet 2019, 18 mois, pour quitter le pays. La communauté accuse le coup et s'organise.

    Little Haiti, Brooklyn. Chez Kal, le restaurant haïtien le plus populaire de Church Street, la nouvelle de la suppression du Temporary Protected Status (TPS) n'a pas coupé les appétits. Mais les visages sont graves et fermés, rapporte notre correspondante à New York, Marie Bourreau.

    La communauté, craintive, préfère laisser son conseiller municipal Mathieu Eugene évoquer ces 18 mois de sursis avant juillet 2019, date à laquelle les Haïtiens sous visa temporaire devront définitivement quitter les Etats-Unis.

    « C'est comme si vous avez quelqu'un de malade, et que le médecin lui dit : "Ecoutez vous avez seulement deux ou trois mois à vivre." Imaginez la panique, le désespoir, le désarroi », confie-t-il calmement.

    Le conseiller municipal, qui prévoit de faire un lobbying intense auprès du Congrès à Washington, dispose d'un argument de poids : « Haïti n'est pas encore prête et ne pourra pas absorber ou recevoir 58 000 Haïtiens. »

    Un avis partagé par le pasteur Robinson Germain dont une dizaine de fidèles menacés d'expulsion. « Je vais les aider d'abord en priant pour eux, et en leur suggérant d'avoir de l'espoir. C'est possible que l'administration change d'avis », dit-il.

    Qu'adviendra-t-il des enfants dotés de la nationalité américaine ?

    Quelque 27 000 enfants sont nés de ces parents sous statut temporaire de protection. Il s'agit donc d'Américains. C'est pour eux, et pour ces familles menacées de séparation, que la communauté veut désormais se battre.

    Depuis le terrible séisme du 12 janvier 2010 en Haïti, au moins 58 000 personnes bénéficiaient donc du TPS, statut leur permettant non seulement de vivre sur le sol américain, mais également d'y travailler.

    Installé avec sa famille dans le Massachusets, l'un de ces Haïtiens menacés d'expulsion dans 18 mois, préférant rester anonyme, dit s'inquiéter surtout pour son fils de 9 ans, qui commence tout juste à s'adapter à la vie aux Etats-Unis.

    « Imaginez ces 58 000 Haïtiens, avec leurs enfants, qui actuellement s’intègrent dans la société américaine. Un beau jour, on leur dit d’aller vivre en Haïti où la situation est précaire, où le pays n’arrive pas à fournir du travail. »

    Et de confier que « bon nombre de nos compatriotes ont choisi de laisser le pays pour aller vivre ailleurs. Haïti n’est même pas en mesure d’accueillir et de prendre soin de mes compatriotes, là-bas. Le pays n’est pas prêt à accueillir ses fils. »

    Le TPS est réservé aux ressortissants de certains pays en guerre ou victimes de désastres environnementaux. L'administration américaine estime officiellement que, depuis 2010, les conditions de vie en Haïti se sont nettement améliorées.

    L'argument qui consiste à dire que le pays est stable et que le TPS n'est plus nécessaire, c'est un argument tout à fait fallacieux et les autorités américaines le savent
    Camille Chalmers, économiste haïtien 22/11/2017 - par Amélie Baron Écouter

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