GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 14 Décembre
Vendredi 15 Décembre
Samedi 16 Décembre
Dimanche 17 Décembre
Aujourd'hui
Mardi 19 Décembre
Mercredi 20 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Trump relaye trois vidéos diffusées par l'extrême droite britannique

    media Le président américain a retweeté les trois vidéos anti-musulmans de bon matin, sans commentaire. REUTERS/Yuri Gripas

    On le sait, le président américain est un adepte du réseau social Twitter et il gère lui-même son compte. Derniers tweets polémiques en date : ce mercredi, tôt dans la matinée, Donald Trump a relayé des vidéos douteuses sur les réseaux sociaux. Trois vidéos d'abord diffusées par la responsable d'un groupe d'extrême droite britannique, un groupe qui n'hésite pas à recourir à la violence. La diffusion de ces vidéos par Donald Trump renforce les interrogations sur le comportement parfois insaisissable du président américain.

    Avec notre correspondante à Washington,  Anne Corpet

    C'est à l'aube que Donald Trump a retweeté les trois vidéos à ses 43 millions d'abonnés. Toutes trois sont faussement présentées comme des agressions religieuses perpétrées par des musulmans.

    En réalité, le premier film est issu de la propagande de l'Etat islamique, le deuxième représente une bagarre entre jeunes dans un parc en Hollande, et le troisième a été tourné en Egypte en 2013 lors de heurts entre partisans et opposants à Mohamed Morsi. Rien à voir donc avec l'actualité ni avec les migrants, comme le laissent supposer les titres des vidéos.

    Elles ont été postées à l'origine par Jayda Fransen, vice-présidente d'un mouvement d'extrême droite britannique condamnée en justice l'année dernière pour ses déclarations islamophobes. 

    La diffusion de ces vidéos par le président américain inquiète les mouvements de protection des droits civiques aux Etats-Unis. Elle intervient alors que le New York Times publie un article sur les dérives de Donald Trump.

    Le président relaie de plus en plus de mensonges et de théories du complot y compris en privé, relate le quotidien. Selon le journal, le président américain continue par exemple de s'interroger ouvertement auprès de ses proches sur le lieu de naissance de Barack Obama.


    Londres s'insurge contre Trump

    Le gouvernement britannique n’a pas été en reste après le flot de critiques provoqué par Donald Trump et ses retweets. Et Downing Street n’est pas le seul à s’insurger contre le président américain.

    Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

    « Le président américain a eu tort. » La remarque a beau ressembler à un simple constat, c’est de la part de Londres une claque cinglante infligée au dirigeant de son puissant et plus proche allié. Theresa May actuellement en visite à l’étranger a laissé le soin à ses services de réagir et après quelques heures de flottement, Downing Street n’a donc pas mâché ses mots.

    Un porte-parole a condamné « les propos haineux et mensongers » du groupe d’extrême droite Britain First à l’origine des tweets, une façon détournée de critiquer Donald Trump qui en les retweetant les a repris à son compte.

    De nombreux députés et personnalités britanniques ont été plus directs dans un pays encore sous le choc du meurtre brutal de la travailliste Jo Cox perpétré par un extrémiste qui avait crié « Britain First ».

    « Propager la haine a des conséquences et le président devrait avoir honte » a écrit sur Twitter le mari de la députée assassinée. Même indignation chez les travaillistes dont beaucoup regrettent que le dirigeant américain ait offert une tribune mondiale à un groupuscule d’extrême droite.

    Les actions de Donald Trump sont « abjectes et dangereuses », a condamné le chef du Labour Jeremy Corbyn tandis qu’un de ses députés en s’adressant directement au président américain a prévenu qu’il n’était « pas le bienvenu » au Royaume-Uni. Ce qui n’a pas empêché Downing Street pour faire bonne mesure de préciser que la visite d’Etat de Donald Trump à Londres était toujours d’actualité.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.