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    Amériques

    Etats-Unis: la «crise des opiacés», un impact aussi économique

    media (Photo d'illustration) Des pilules de Kratom, une drogue psychoactive utilisée pour ses effets comparables à ceux des opiacés, notamment aux Etats-Unis. Joe Raedle/Getty Images/AFP

    La surconsommation de médicaments antidouleur aux Etats-Unis a été décrétée urgence nationale. La « crise des opiacés », outre ses conséquences sociales, a également de lourdes répercussions sur l'économie américaine.

    La crise des opiacés a fait près de 60 000 morts l'an dernier aux Etats-Unis et leur nombre a quadruplé depuis l'an 2000. Quelque 2,4 millions d'Américains sont dépendants de ces puissants médicaments antidouleur ou de l'héroïne, sur 320 millions d'habitants.

    Les économistes expliquent ainsi une partie de la diminution du nombre d'hommes et de femmes sur le marché du travail. Le taux des employés et des personnes à la recherche d'un emploi par rapport à la population en âge de travailler est en effet l'un des plus bas des pays industrialisés. Sans emploi et sans revenus, ces personnes pèsent sur la consommation et donc la croissance des Etats-Unis. Et lorsqu’elles travaillent, elles sont peu productives.

    A cela s'ajoute le coût du remboursement de ces médicaments dont les prescriptions médicales ont bondi de 300% en 20 ans. « L'accroissement des prescriptions d'opiacés entre 1999 et 2015 pourrait compter à hauteur de 20% du déclin de la participation des hommes au marché de l'emploi lors de cette période et de 25% pour les femmes », chiffre Alan Krueger, économiste de l'université de Princeton contacté par l'AFP. Et c'est dans les régions où les opiacés sont les plus prescrits que le déclin est le plus marqué.

    Les opiacés mieux remboursés que des médicaments moins addictifs

    Les médecins ont prescrit ces opiacés « avec de bonnes intentions, celle de soulager la douleur des patients », commente l'économiste. Une préoccupation constante de la communauté médicale internationale ces dernières décennies. Et aux Etats-Unis, faute d'assurance prenant en charge les frais médicaux astronomiques, beaucoup se sont tournés vers ces substances aux prix abordables, que ce soit pour un mal de dos chronique, l'extraction de dents de sagesse ou des maladies dont le traitement adéquat coûterait des milliers de dollars non remboursés.

    « Les politiques de remboursement sont plus généreuses pour les opiacés que pour les alternatives médicales moins addictives », explique sur l'AFP Thomas Bollyky, expert au Council on Foreign Relations, un influent think-tank.

    Le conseil économique de la Maison Blanche a évalué le coût total de ce fléau social à 504 milliards de dollars en 2015, soit 2,8% du produit intérieur brut (PIB). Les groupes pharmaceutiques qui poussent à la consommation d'analgésiques sont mis en accusation.

    (Avec AFP)

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