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    Amériques

    A la Une: la décision à venir de Donald Trump sur Jérusalem

    media Une vue du Dôme du Rocher dans la vieille ville de Jérusalem, le 4 décembre 2017. ©EUTERS/Ronen Zvulun

    Sur le site internet de la chaîne CNN, Aaron David Miller, qui pendant 25 ans a conseillé les différentes administrations américaines sur le conflit israélo-palestinien, se souvient : « Je leur ai toujours dit : ne jouez pas avec le plus sensible et le plus volatil des dossiers des négociations de paix : le statut de Jérusalem ». A en croire les bruits qui émanent de la Maison Blanche, Donald Trump s'apprête pourtant à faire précisément cela. Aaron David Miller souligne « Le désir infantile du président de mettre les pieds sur un territoire jamais encore exploré par ces prédécesseurs ».

    « La seule justification pour une telle provocation est de nature politique », estime de son côté le Los Angeles Times : « Ainsi Trump pourra se vanter d'avoir tenu une promesse de campagne. Mais cette justification est absolument insuffisante ». Puisque, prévient le San Francisco Chronicle, l'annonce du déménagement de l'ambassade américaine à Jérusalem « risque de mettre le feu aux poudres au Moyen-Orient ».

    Une telle annonce saboterait, en tout cas, le plan de paix que Donald Trump dit vouloir proposer au début de l'année prochaine. A moins que ce ne soit pas la paix entre Israéliens et Palestiniens qui intéresse le président américain. Selon le New York Times, le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salman, entretient des liens étroits avec Jared Kushner, le gendre de Donald Trump. Kushner est en charge du plan de paix pour le Proche Orient. « De nombreux observateurs croient désormais savoir que le président Trump ne cherche pas un accord de paix. Mais qu'il utiliserait la future proposition américaine comme simple couverture politique pour rendre possible un rapprochement entre Israël et les sunnites afin d'intensifier leur collaboration contre l'Iran ».

    Affaire russe : procureur réclame documents de la Deutsche Bank

    La tension autour de l'annonce de Donald Trump sur Jérusalem aura presque éclipsé la nouvelle action entreprise par le procureur spécial dans l'affaire des ingérences russes dans la présidentielle américaine. Robert Mueller réclame à la Deutsche Bank des documents sur les comptes de l'empire familial de Donald Trump. C'est en tout cas ce que rapportent plusieurs médias américains. « En juillet, Monsieur Trump avait prévenu qu'il allait virer Mueller si ce dernier mettait son nez dans les finances de la famille Trump », rappelle le Huffington Post. Mais cette menace ne semble pas perturber le procureur spécial.

    La Deutsche Bank est importante dans ce dossier parce que, comme l'explique le Washington Post, c'était la seule banque encore disposée à prêter de l'argent à Donald Trump après les multiples difficultés et faillites de son empire. Pour différents experts, Robert Mueller pourrait maintenant vouloir savoir, si ces prêts ont été possibles grâce à des garanties russes. Ce qui aurait rendu Donald Trump redevable vis-à-vis de Moscou.

    Présidentielle au Honduras : vers un recomptage complet

    Au Honduras, le président sortant, candidat à sa propre réélection, se dit finalement favorable à un recomptage total des votes de l'élection présidentielle. « Nous sommes ouverts à la révision du scrutin autant de fois que nécessaire » a déclaré Juan Orlando Hernandez qui tente ainsi d'écarter les accusations de fraude en sa faveur, écrit le quotidien La Prensa.

    En Haïti la lutte contre la corruption « ne fait que commencer »

    En Haïti, la manifestation contre la corruption n'a pas fait recette hier à Port-au-Prince. « La marche contre la corruption n'a pas eu le grand succès escompté pour donner un électrochoc à la conscience endormie du pays », regrette Frantz Duval du Nouvelliste qui poursuit : « Mais l'idée de dire non à la corruption est sortie des conversations entre amis pour prendre ses ébats à l'air libre. Et c'est une première. N'empêche que, pour le bien du pays, le mouvement ne doit pas mourir en route », estime encore l'éditorialiste. Car « Haïti figure depuis des années sur toutes les mauvaises listes. Nos façons de faire alimentent la mauvaise réputation tenace pour le pays. Tout un chacun a intérêt à curer la baignoire nationale dans laquelle nous pataugeons tous ».

    Et c'est pourquoi la lutte contre la corruption ne fait que commencer en Haïti. C'est en tout cas ce qu'espère aussi l'éditorialiste du National. « Il faut qu'il y ait toujours plus de gens qui soient convaincus que chaque détournement de fonds de la caisse publique équivaut à la mise à mort d'un citoyen. C'est un malade qui n'aura pas de soin. C'est un professeur qui ne recevra pas son salaire ». Et Le National de conclure: « Il faut persévérer pour arriver à la masse critique. Le chemin sera long ».

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