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    Amériques

    Argentine: d’ex-dirigeants de Ford jugés pour torture

    media Hector Sibilla (à droite) et Pedro Muller (à gauche), deux ex-dirigeants de Ford en Argentine, sont jugés pour avoir contribué à la torture d'ouvriers, durant la dictature militaire. Eitan ABRAMOVICH / AFP

    Ce 19 décembre 2017, à San Martin en Argentine, a repris un procès historique : celui d'anciens dirigeants de l'usine Ford de Buenos Aires, jugés pour avoir permis la séquestration et la torture de 24 ouvriers pendant la dictature militaire. Une bataille judiciaire qui dure depuis trois ans et qui n'a cessé d'être reportée. Un procès emblématique car il est le premier à mettre en évidence les liens entre le monde de l'entreprise et la junte militaire.

    24 mars 1976. La présidente Isabel Perón est renversée par un coup d'Etat. Au même moment, à quelques kilomètres au Nord de la capitale argentine, des centaines d'ouvriers pointent à l'usine Ford. Moins d'une heure plus tard, une unité de l'armée investit les lieux, s'installe, utilise les camionnettes de l'usine.

    Au fil des semaines, 24 délégués syndicaux, vont disparaitre. Parmi eux, Carlos Propato, 69 ans aujourd'hui, qui déclare devant la cour avoir été détenu au sein du centre sportif de l'usine, transformé en centre de torture. La plupart des délégués syndicaux seront ensuite envoyés dans une prison militaire. Trois n'ont jamais été retrouvés.

    Trois accusés sur le banc

    Sur le banc des accusés, le numéro 2 de Ford Buenos Aires à l'époque, Pedro Muller âgé de 86 ans, ainsi que le chef de la sécurité de l'usine Hector Sibilla (91 ans), et le patron du 4e bataillon de l'armée Santiago Rivers (94 ans).

    Les cadres de l'entreprise Ford de Buenos Aires sont accusés d'avoir non seulement autorisé la mise en service de ce centre de torture clandestin au sein de l'usine, mais d'avoir désigné les leaders syndicaux à mater. Des soit disant « révolutionnaires » qualifiés d'« ennemis internes » par la junte militaire qui a ainsi pu justifier l'établissement de son régime illégal.

    Quant à l'entreprise, elle a bénéficié de ce climat de terreur pour augmenter les cadences de productivité de l'usine, et faire taire toute revendication sociale.

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