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    Jérusalem: l'ONU condamne à une large majorité la décision de Donald Trump

    media L'ONU condamne la décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël par 128 voix contre 9 et 35 abstentions. SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

    Par 128 voix sur 193, l'Assemblée générale de l'ONU a condamné ce jeudi 21 décembre la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël.

    La résolution a été adoptée sans surprise, et même largement. Sur les 193 Etats membres de l'ONU, seuls neuf pays ont voté contre. Mais en y regardant de plus près, les Etats-Unis n'y verront pas une défaite infamante, car 35 pays se sont abstenus et 21 ne sont pas venus voter. Il n'y a donc que les deux tiers des membres de l'Assemblée générale qui se sont exprimés en faveur de la résolution. C'est bien moins que ce qui était attendu, signale notre correspondant à New York Grégoire Pourtier.

    Plusieurs abstentionnistes se sont expliqués. Le Canada a déclaré que le texte ne servait en rien le processus de paix. Le Mexique a quant à lui évoqué une « réunion inutile ». Au-delà de ces motivations diplomatiques, les abstentionnistes ont-ils été sensibles aux menaces de Donald Trump ? Le président américain avait rappelé mercredi l'importance de l'aide américaine dans le monde, laissant entendre qu'il pourrait mettre fin à celle accordée à ceux qui s'exprimeraient contre sa position.

    Avant même le vote, Mevlut Cavusoglu, ministre turc des Affaires étrangères, avait ainsi fermement dénoncé les pressions de Donald Trump. « Une telle attitude est inacceptable, avait-il fustigé. C'est brutal et cette assemblée ne le tolère pas. Il est immoral de penser que les votes et la dignité des Etats membres sont à vendre. Nous ne laisserons pas intimider. Vous pouvez être forts, cela ne veut pas dire que vous avez raison. »

    A l'exception d'Israël évidemment, les dix pays recevant le plus d'argent des Etats-Unis ont tous ont voté pour condamner l'initiative de Donald Trump. Dans la liste des pays qui ont voté en faveur des Etats-Unis, on trouve quatre petites îles d'Océanie, mais également le Togo, le Guatemala et le Honduras.

    Satisfaction pour les Palestiniens

    A l'inverse de celles prises par le Conseil de sécurité où les Etats-Unis disposent d'un droit de véto, cette résolution, qui dit que « toute décision sur le statut de Jérusalem est nulle et non avenue », n'est pas contraignante. Elle reste donc essentiellement symbolique.

    Malgré tout, les Palestiniens ont exprimé leur satisfaction à l'issue du vote. « Cette décision réaffirme que la juste cause des Palestiniens bénéficie du soutien du droit international (...) Nous allons poursuivre nos efforts à l'ONU et dans d'autres forums internationaux pour mettre fin à l'occupation (israélienne) et créer un État palestinien avec comme capitale Jérusalem-Est », a affirmé le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas. « Aucune décision d'aucune partie ne peut changer la réalité: Jérusalem est un territoire occupé aux termes du droit international », a ajouté le porte-parole, Nabil Abou Roudeina.

    « C'est une réaffirmation d'un principe international et c'est un message adressé à l'administration américaine : leurs intimidations et leurs menaces ne marchent pas, a réagi Xavier Abu Eid, porte-parole de l'Organisation de la Palestine (OLP). Pas un des alliés traditionnels ou stratégiques des Etats-Unis n'a voté contre cette résolution ou s'est abstenu. Ils l'ont tous soutenue. Donc c'est un message très fort qui est adressé à l'administration américaine. Maintenant il est important de transformer ce soutien écrasant en mesures concrètes. Cela commence par la reconnaissance d'un Etat de Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Mais ce n'est qu'un début, car d'autres mesures légales qui n'ont pas encore été prises pourraient l'être. Israël doit comprendre que violer le droit international a un prix. »

    Réactions contrastées en Israël

    Le vote a également satisfait le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, qui s'est réjoui du nombre « important » de pays n'ayant pas voté en faveur de la résolution. Dans son entourage, on parle sérieusement de succès pour la diplomatie israélienne, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.

    Le ministère israélien des Affaires étrangères est particulièrement déçu du vote de certains pays, notamment de l'Inde. La ministre de la Culture Miri Regev, très proche du chef du gouvernement, fait remarquer que « 65 pays ont décidé de ne pas participer au vote anti-israélien ». Elle compte notamment les 21 pays qui ont fait preuve d'absentéisme lors du vote.

    L'opposition israélienne réagit également contre le vote. Yaïr Lapid, le leader du parti Yesh Atid, affirme que « l'organisation internationale a définitivement perdu aujourd'hui ce qu'il lui restait d'honneur ». « Jérusalem est la capitale d'Israël et le restera à tout jamais », proclame-t-il.

    Les Etats-Unis menacent à nouveau

    Pour les Américains, la résolution ne change rien à leur décision de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël. Mais l'ambassadrice Nikki Haley a prévenu qu'il y aurait d'autres conséquences.

    « Ce vote va modifier la façon dont les Américains considèrent l'ONU et la façon dont nous considérons les pays nous manquant de respect à l'ONU. Ce vote restera dans nos mémoires », a-t-elle prévenu.

    Trump ne devrait cependant pas être traumatisé par cet isolement relatif. Il souhaite depuis longtemps sabrer la contribution financière américaine et il semble avoir avant tout géré ce dossier avec des considérations électoralistes.

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