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    Pérou: l'ex-dictateur Fujimori s'excuse, le président Kuczynski s'explique

    media Des manifestants protestent à Lima contre la libération d'Alberto Fujimori. Sur la pancarte on peut lire «Fujimori Assassin», Pérou, le 25 décembre 2017. REUTERS/Mariana Bazo

    Deux jours après la grâce polémique d’Alberto Fujimori par Pedro Pablo Kuczynski, les deux hommes donnent de la voix, chacun de leur côté. L’ex-dictateur a publié une vidéo sur Facebook, tandis que le président actuel du Pérou est apparu à la télévision. Tous deux ont tenté de minimiser les crimes de la dictature.

    « Je suis conscient que les résultats sous mon gouvernement ont, en partie, été bien accueillis, mais je reconnais que j'ai également déçu une partie de mes compatriotes. Je leur demande pardon du fond du cœur. » C’est par ces mots filmés sur son lit d’hôpital et publiés dans une vidéo Facebook qu’Alberto Fujimori justifie son régime, mardi 26 décembre 2017.

    L’ex-dictateur, 79 ans, s’y exprime pour la première fois depuis sa grâce, prononcée deux jours plus tôt. Il purgeait depuis 2009 une peine de 25 ans de prison, pour corruption et crimes contre l'humanité. Sa libération indigne de nombreux Péruviens.

    Leur colère, manifestée dans les rues dès l’annonce de la grâce, ce dimanche, est également dirigée contre le président Pedro Pablo Kuczynski, à l’origine de ce geste « humanitaire », alors même qu'il s'était engagé durant sa campagne électorale de 2016 à ne pas le libérer.

    Pedro Pablo Kuczynski assume

    Le président péruvien a, lui aussi, attendu avant de s’expliquer publiquement sur sa décision controversée. Dans la soirée du 25 décembre, il apparait enfin à la télévision. Pour se justifier, il y soutient que certes, Alberto Fujimori est responsable des répressions, mais qu’il a aussi contribué à rétablir la stabilité économique. Plus largement, le chef de l’Etat qualifie son geste d’acte de clémence à l'égard d'un homme vieux et malade.

    Il affirme avoir pris « peut-être la décision la plus difficile » de toute sa vie et reconnait que comme candidat, pendant la campagne électorale, il s’était déclaré opposé à une grâce pour Fujimori, mais se dit aujourd’hui « convaincu » de sa nécessité. « Nous, démocrates de ce pays, nous ne pouvons pas permettre qu’Alberto Fujimori meure en prison. La justice n’est pas vengeance », affirme-t-il.

    Recours devant la justice

    Mais les familles des victimes de la dictature Fujimori ne l’entendent pas de cette oreille. Elles ont annoncé qu'elles allaient introduire des recours devant la justice internationale pour que cette grâce soit annulée. Et elles continuent de battre le pavé, comme à Lima où plus de cinq mille personnes ont manifesté lundi soir.

    Carmen Amaro est la soeur de l'une des victimes du massacre de la Cantuta, l'un des crimes contre l'humanité imputé à l'ancien dictateur Alberto Fujimori. Pour elle, les excuses de l'ancien dictateur ne sont pas sincères, en plus d'être incomplètes.

    « C’est lamentable qu’à aucun moment il ne mentionne ni les victimes, ni leurs familles, ni le mal qui nous a été fait, s'indigne-t-elle. Il n’y a pas de reconnaissance du préjudice que nous avons subi. 25 ans après la disparition de mon frère, cette grâce rouvre les plaies et blesse notre dignité. En plus, je pense que la déclaration de Fujimori n'est pas sincère. Elle est le fruit des pressions qui ont été exercées sur lui. Il faut se rappeler qui est vraiment Alberto Fujimori et ce qu’il représente dans notre pays. »

    Nous sommes en train de réfléchir pour savoir quels recours nous allons introduire. Nous faisons valoir notre droit à obtenir justice. C’est ce droit-là qui nous motive, ainsi que l’amour et les engagements que nous avons pris pour chacune des victimes, de ne jamais abandonner.
    Pour les familles des victimes des escadrons de la mort, le combat continue 27/12/2017 - par Jelena Tomic Écouter

    Autre difficulté à l’horizon pour le président, sa majorité, déjà faible, se réduit encore. Trois députés de son parti vont se retirer du groupe parlementaire en signe de protestation. De source gouvernementale, on indique que le ministre adjoint aux droits de l'homme a également démissionné : un remaniement ministériel est attendu dans les prochains jours.

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