GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 16 Avril
Mardi 17 Avril
Mercredi 18 Avril
Jeudi 19 Avril
Aujourd'hui
Samedi 21 Avril
Dimanche 22 Avril
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    A la Une: au Pérou, l’ex-dictateur Fujimori présente ses excuses

    media Les manifestants portent les photos de victimes dans les années 1980-1990 lors d'une marche à Lima après l'annonce de la grâce présidentielle accordée à Alberto Fujimori, le 25 décembre 2017. ©REUTERS/Mariana Bazo

    La polémique ne cesse d’enfler au Pérou après la grâce qu’a accordée l’actuel président Pedro Pablo Kuzcynski à l’ancien homme fort du pays, Alberto Fujimori. Ce matin, l’ex-dictateur a publié une vidéo sur son compte Facebook. L’enregistrement est repris par El Commercio. « J’ai conscience que j’ai déçu une partie de mes compatriotes. Je leur demande pardon du fond du cœur », y déclare Alberto Fujimori depuis son lit d’hôpital.

    Pendant ce temps, Pedro Pablo Kuzcynski se trouve sous le feu des critiques. « Pedro Pablo Kuzcynski est arrivé au pouvoir en se présentant comme le grand réformateur du Pérou. Il est désormais entré dans l'histoire du pays comme le président qui a libéré l'ex-dictateur Alberto Fujimori  », constate, amère, Altavoz. L'éditorialiste fustige le principe même de la grâce présidentielle, une mesure qui « date d'une époque obscure où le destin d'un criminel ne dépendait pas des lois en vigueur mais de la volonté d'un "roi-soleil." Nous, les Péruviens, nous devons lever nos voix pour qu'on finisse une bonne fois pour toutes avec ces pratiques scandaleuses », souligne Altavoz avant de conclure : « Grâce ne rime pas avec oubli, ni avec pardon ».

    « C'est curieux quand même », s’étonne El Tiempo qui se demande « comment un président, connu pour être un homme d'Etat et un économiste de renommée mondiale, a pu ainsi se tirer une balle dans le pied ? La dignité présidentielle a servi de monnaie d'échange. Voilà pourquoi de nombreux Péruviens pensent aujourd'hui que si la liberté de Fujimori était le prix à payer, alors il aurait mieux valu destituer le président Kuczynski ».

    Venezuela : libération de huit prisonniers politiques supplémentaires

    Au Venezuela, le gouvernement a libéré hier huit prisonniers politiques supplémentaires. Ce qui porte à 44 les opposants au régime chaviste à retrouver la liberté. El Nacional rappelle que la très contestée Assemblée nationale constituante avait recommandé la remise en liberté de plus de 80 personnes, dont certaines emprisonnées depuis 2014. Dans les colonnes d'Ultimas Noticias, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères déclare que ces libérations sont une preuve de bonne volonté de la part de son gouvernement, à quelques jours de la reprise du dialogue entre les autorités vénézuéliennes et l'opposition.

    Mais de nombreux secteurs de la société vénézuélienne restent sceptiques quant aux motivations du gouvernement de libérer les prisonniers politiques. « Ces 44 libérations ne représentent que 16% des prisonniers politiques au Venezuela », souligne l'organisation des droits de l'homme, Foro Penal, dans une interview avec El Universal. L'association pense savoir que le gouvernement lâche certains d'entre eux pour diminuer les coûts que représentent ces incarcérations.

    De son côté, le journal Tal Cual estime que le régime Maduro tente de mieux se faire voir à l'approche de l'élection présidentielle qui doit se tenir en 2018. « Mais savez-vous que le régime a expulsé cinq des 44 prisonniers libérés ? Présentés comme 'une menace pour la nation', ils ont dû quitter leur patrie ». Et Tal Cual de conclure : « Nous ne pouvons pas continuer avec cet éternel chantage, avec ce jeux de la carotte et du bâton ».

    Le Venezuela au cœur des préoccupations du continent

    La situation au Venezuela pourrait d’ailleurs être au cœur des préoccupations de l'ensemble de l'Amérique latine, l'année prochaine. C'est en tout cas ce que prévoit le Miami Herald. « La catastrophe économique du Venezuela risque de se transformer en une crise migratoire régionale en 2018 », écrit le journal. « En cette fin d'année 2017, le Venezuela a atteint le niveau d'hyperinflation. Sa monnaie nationale perd plus de la moitié de sa valeur chaque mois. Et pour l’année 2018, le Fonds monétaire international prévoit même une inflation de 2400%. Par conséquent, le chaos économique s'aggravera et la répression politique risque de se durcir encore davantage. Le résultat pourraient être soit une explosion sociale, soit une vague migratoire massive, provoquant des tensions dans l'ensemble de la région latino-américaine ».

    Mais ce n'est pas la seule évolution que nous devrions suivre de près l'an prochain sur le continent. En effet, l'Amérique latine se prépare à plusieurs temps forts en cette nouvelle année. Des évènements qui placeront cette région au cœur de l'attention internationale et médiatique, prédit le Miami Herald.

    « Comme par exemple les élections présidentielles qui se tiendront au Mexique et au Brésil, les deux plus grands pays de la région, mais aussi en Colombie, au Venezuela, au Paraguay et au Costa Rica. Ainsi plus de 80% de la population latino-américaine élira des présidents l'année prochaine ».

    Au Mexique, le scrutin se tiendra le 1er juillet. Et le candidat de gauche, Andrés Manuel Lopez Obrador, est actuellement le favori des sondages. « Ce candidat est porté par un sentiment nationaliste en réaction aux mesures anti-mexicaines prises par Donald Trump », analyse le Miami Herald. Si Lopez Obrador gagne, « les Etats-Unis pourraient avoir pour la première fois depuis des décennies un voisin hostile. Ce serait alors une très mauvaise nouvelle pour Washington, non seulement parce que le Mexique est le troisième plus important partenaire commercial des Etats-Unis, mais aussi parce que le gouvernement mexicain est une clé dans la lutte américaine contre les cartels de drogue et le crime organisé », écrit encore le journal.

    En avril prochain, l'Amérique latine assistera aussi à la fin d'une époque.

    « A 86 ans, Raul Castro quittera la présidence cubaine, même si il gardera probablement le poste du premier secrétaire du Parti communiste cubain et continuera ainsi à tirer les ficelles en coulisses », prédit le Miami Herald.

    Un sommet des Amériques sans Trump ?

    Un rendez-vous très important se tiendra enfin en avril prochain : le huitième Sommet des Amériques, qui se tiendra au printemps à Lima au Pérou. Selon les informations du Miami Herald, Donald Trump pourrait ne pas honorer ce rendez-vous incontournable avec ses homologues latino-américains. Il serait alors le premier président américain à briller par son absence depuis que ces sommets, qui se tiennent tous les trois ans, ont été instaurés en 1994.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.