GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 16 Janvier
Mercredi 17 Janvier
Jeudi 18 Janvier
Vendredi 19 Janvier
Aujourd'hui
Dimanche 21 Janvier
Lundi 22 Janvier
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Amériques

    Canada: verra-t-on la vente libre du cannabis en 2018?

    media Un vendeur de cannabis en avril 2016, à la plus grande manifestation pour la légalisation de la marijuana de Vancouver, en Colombie-Britannique, au Canada. JEFF VINNICK / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

    L’année qui commence s’annonce décisive pour la légalisation du cannabis au Canada. Il y a quelques mois, les députés ont voté pour un projet de loi qui prévoit la vente légale de cette drogue partout dans le pays dès le 1er juillet 2018. Cette échéance s’annonce prématurée aux yeux de nombreux spécialistes car il reste encore beaucoup de problèmes administratifs à résoudre d’ici là. Il ne faut pas oublier que le Canada est un pays fédéral et, donc, que chaque province possède ses propres règles pour contrôler ce type de consommation.

    De notre correspondante à Montréal,

    La situation varie, en effet, beaucoup selon les provinces. La Colombie-Britannique, sur la côte ouest du Canada, par exemple, a une grande tradition de consommation de cannabis. On y compte déjà une bonne centaine de magasins qui vendent illégalement cette drogue, sans compter des petits producteurs plus ou moins connus.

    À l’extrême Est, à Terre-Neuve, une région beaucoup plus conservatrice, les autorités ont un rapport plus difficile avec le cannabis. Ils ont proposé un projet de loi qui fixerait à 19 ans l’âge minimum pour en consommer. En plus, il serait illégal de fumer dans la rue ou dans tout espace public.

    Au Québec, la consommation de cette drogue serait, par contre, permise dans les parcs publics, la plage. Les ventes se feraient dans un réseau de magasins d’Etat, la même entreprise publique qui distribue le vin et les alcools forts. Le gouvernement québécois refuse néanmoins que ses citoyens puissent cultiver cette plante particulière chez eux. Cette disposition figure pourtant dans la loi canadienne légalisant le cannabis.

    Autoriser une drogue dans un pays où cohabitent différentes législations n’a rien d’évident.

    Marché noir

    Selon une étude statistique, le marché noir du cannabis s’élèverait à un peu moins de cinq milliards et demi d’euros au Canada, soit 90 % du marché du vin actuellement. Cela signifie qu’une grande quantité de cannabis circule actuellement de façon totalement cachée, ce qui constitue une source très importante de revenus pour les réseaux criminels.

    Tous les étés, les policiers découvrent des champs entiers de marijuana dans les bois ou au milieu d’autres cultures : un marché très lucratif pour certains agriculteurs liés à des réseaux occultes.

    Production officielle

    À côté de cette production secrète, existe aussi une production officielle d’environ 80 exploitations. Ces producteurs officiels commercialisent du cannabis médical pour près de 200 000 Canadiens, dont l’état de santé nécessite ce type de substance, selon leur médecin.

    Cette production reste relativement limitée. En effet, obtenir une autorisation du gouvernement canadien pour produire les plants dans des conditions de haute sécurité nécessite des investissements très élevés. Il y a quelques semaines, un producteur du nord de Montréal a ainsi décidé de troquer ses tomates sous serres pour du cannabis. D’autres pourraient suivre d’ici quelques mois.

    Il est beaucoup trop tôt pour savoir si les consommateurs disposeront d’assez de cannabis quand on pourra légalement le fumer le 1er juillet prochain. Du coup, les Canadiens qui utilisent régulièrement de la marijuana pour calmer leurs douleurs chroniques ou espacer des crises d’épilepsie s’inquiètent de pouvoir disposer de leur drogue quand elle deviendra légale pour Monsieur et Madame Tout le monde. Ils se demandent aussi s’ils pourront continuer à la recevoir par la poste comme aujourd’hui car, dans certaines provinces, comme le Québec, les pharmaciens réclament l’exclusivité de la distribution pour les malades. Bref, pas mal de questions restent encore en suspens.

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.