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    Amériques

    A la Une: les liens financiers entre le gendre de Trump et Israël

    media Le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, lors de la Conférence annuelle de la politique américaine au Moyen-Orient, le 3 décembre 2017, à Washington. REUTERS/James Lawler Duggan

    Aux États-Unis, la semaine commence avec ces nouvelles révélations du New York Times. Le quotidien se penche sur les liens financiers qu’entretient Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, avec des entreprises israéliennes.

    « En mai dernier, Jared Kushner accompagnait le président américain durant sa première visite officielle en Israël. Puisque, rappelle le New York Times, c’est bien le gendre de Donald Trump qui a été chargé par le président de conclure un accord de paix au Proche-Orient. Peu avant ce voyage, la société immobilière de Jared Kushner avait reçu environ 30 millions de dollars. Un investissement consenti par Menora Mivtachim, un assureur qui est l’une des plus grandes institutions financières de l’État hébreu. L’accord financier, qui n’avait pas été rendu public, a fait rentrer des fonds significatifs pour la construction de 10 immeubles dans le Maryland, contrôlés par l’entreprise de Jared Kushner. »

    Cette transaction est la dernière en date de toute une série d’arrangements financiers entre les sociétés de la famille Kushner et les partenaires israéliens, parmi lesquels figurent également « l’une des familles les plus riches d’Israël ainsi qu’une banque qui fait l’objet d’une enquête criminelle aux États-Unis », rapporte encore le New York Times qui poursuit : « Depuis qu’il a intégré l’administration Trump, Jared Kushner a en effet vendu certaines parties de ses sociétés, mais détient toujours des parts dans l’empire familial. Les derniers accords commerciaux ne semblent pas violer les lois fédérales sur l’éthique, mais montrent clairement que les liens financiers qu’entretiennent des entreprises de Kushner avec Israël s’intensifient, malgré le rôle diplomatique central que le conseiller est censé jouer au Proche-Orient. »

    Et le journal de conclure : « Ces arrangements pourraient encore davantage empêcher les États-Unis de jouer le rôle du médiateur indépendant dans la région. »

    Venezuela : les pillages de supermarchés se multiplient

    La nuit dernière, différents commerces ont été pillés à Guayana, dans l’État de Bolivar dans l’est du pays. Selon El Nacional, la garde nationale et des forces de police ont encerclé plusieurs zones et ont tiré en l’air pour disperser les pilleurs. « Véhicules blindés et équipes anti-émeutes ont également été déployés afin d’éviter le pillage de davantage de magasins. »

    Au nord, à La Villa Cagua, dans l’État d’Aragua, les forces de l’ordre ont été impuissantes devant une foule qui avait érigé un barrage sur une route nationale pour piller la cargaison d’un camion. Ces vivres étaient destinés aux CLAP, les colis alimentaires à prix subventionnés, rapporte le quotidien La Verdad. « Ces derniers jours, de tels pillages ont été constatés à travers tout le pays. Ils sont dus aux pénuries et aux prix exorbitants des aliments à cause de l’hyperinflation », résume El Nacional.

    Le gouvernement de Nicolas Maduro avait ordonné la semaine dernière une baisse des prix dans 214 magasins de 26 chaînes de supermarché. Une mesure largement critiquée, à l’instar de l’Organisation de défense des droits à la propriété au Venezuela, Cedice. Dans les colonnes de Tal Cual, elle reproche au gouvernement de fixer « des prix complètement déconnectés de la réalité économique du pays ». Pour Cedice, « l’État ne cherche qu’à soumettre la population en utilisant la faim. »

    La situation est telle que ces « émeutes de la faim », comme les appelle le journal 2001, alertent désormais l’Église catholique vénézuélienne. Ainsi, le président de la Conférence épiscopale du pays estime également que les pillages de ces derniers jours sont « le résultat de la faim dont souffre le peuple vénézuélien. Ce à quoi nous assistons actuellement dans notre pays n’est rien d’autre qu’un processus de convulsion sociale », souligne monseigneur Padron qui réclame « une réponse juste et immédiate pour soulager la souffrance des Vénézuéliens. »

    Au Mexique, la première semaine de l’année 2018 s’est soldée par la mort d’une cinquantaine de personnes

    Dans le Chihuahua, un État du nord du pays, des règlements de comptes entre les cartels de Juarez et de Sinaloa ont fait 31 victimes, rapporte El Universal. Dans le sud du Mexique, très prisé par les touristes, un affrontement entre tueurs à gages et des militaires a fait sept morts en Basse-Californie du Sud. À Acapulco, dans la province de Guerrero, un groupe de miliciens opposés à un projet de construction de barrage a attaqué des habitants d’un village.

    Les autorités ont décidé d’envoyer du renfort dans le sud du pays, en y déployant des unités de la police militaire, rapporte le Diario del Istmo. Une mesure que La Razon ne voit pas d’un bon œil. Le quotidien soulève que les fonds publics, disponibles pour les localités et villes les plus violentes, sont mal utilisés. Ainsi, « les municipalités qui connaissent actuellement une vague d’assassinats dans le Chihuahua ont dépensé l’an dernier seulement 1,2 % de leur budget pour la modernisation de leur police, mais des millions de pesos pour des installations sanitaires ou des fêtes de villages », fustige La Razon.

    Haïti : quel cap pour 2018 ?

    En Haïti la population se pose également la question de savoir quel sera le cap pour 2018. « Alors que les bruits de changement au sein du cabinet ministériel et de certaines directions générales s’intensifient, il est temps de se demander si les alliés du chef de l’État au Parlement vont lui donner la latitude pour remodeler une machine gouvernementale qui ne donne pas des résultats à la mesure des problèmes du pays », écrit Frantz Duval dans Le Nouvelliste.

    « Il est devenu difficile de décoder en ce début d’année le cap que compte suivre le pays pour les mois à venir ». Et « si le cap gouvernemental n’est pas bien fixé, si le secteur privé continue de se comporter comme étranger au sort du pays et de ses millions d’habitants, nous continuerons à nous laver les mains et à prendre le sol pour serviette ». Et Le Nouvelliste de conclure : « Le gouvernement et le secteur privé doivent fixer ensemble des objectifs et un cap. Le feront-ils en 2018 ? Peuvent-ils le faire ? Veulent-ils sortir du chemin tracé depuis le 12 janvier 2010 ? Les prochains jours nous éclaireront. »

    L’opposition haïtienne, elle, se montre en tout cas mobilisée. « Moïse Jean-Charles, ancien candidat à la présidence de la République, appelle à la reprise des manifestations anti-gouvernementales pour demain, mardi », annonce Haïti Press Network.

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