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    Un Dakar exigeant et de plus en plus sud-américain

    media Une des images les plus impressionnantes du Dakar: les pilotes français Stéphane Perhansel et Jean-Paul Cottret en Peugeot 3008 DKR circulant à travers les dunes entre Belen et Chilecito en Argentine, le 17 janvier 2018. Eric Vargiolu / DPPI / Red Bull Content Pool

    L’édition 2018 du rallye a été particulièrement dure pour les pilotes, ce qui a été salué par les concurrents, où les représentants des pays de la région sont chaque fois plus nombreux.

    De notre envoyé spécial,

    Les organisateurs l’avaient annoncé, ils ont tenu parole : le Dakar 2018, dixième en terre sud-américaine, a été particulièrement difficile. Plus fatigués que d’habitude, mais plus contents aussi, tous les pilotes le reconnaissaient à l’arrivée, ce samedi 20 janvier à Cordoba, dans le centre de l’Argentine. « Sans doute le rallye le plus dur depuis qu’il a débarqué en Amérique du Sud », selon Jordi Viladoms, ancien champion moto, aujourd’hui directeur sportif de l’équipe KTM, qui remporte encore une fois la compétition des deux roues : « Il y a eu de tout, du sable et des dunes dans la chaleur au Pérou, de la navigation d’altitude sous des pluies glacées en Bolivie, à nouveau des dunes et de la chaleur, mais aussi des canyons coupés par des rivières en Argentine ».

    Stéphane Peterhansel, recordman des victoires de l’épreuve (13 au total), vainqueur en 2017 et qui termine quatrième dans la catégorie auto sur sa Peugeot cette année, renchérit : « Nous avons eu une très belle édition pour ce quarantième anniversaire du rallye, digne des grands Dakar en Afrique, très sélectif, avec des difficultés, beaucoup de navigation, des étapes marathon et des franchissements compliqués. Dur, mais c’est ça le Dakar ». Et c’est " Monsieur Dakar " » qui le dit.

    Des sensations moins fortes

    Tout le monde en convient : si les parcours proposés aux concurrents tendaient à s’améliorer d’année en année depuis le premier départ donné à Buenos Aires en 2009, les pilotes les plus anciens regrettaient ne pas toujours y retrouver les sensations fortes des Dakar africains. Un cap a sans doute été franchi en 2016, quand l’espagnol Marc Coma, qui avait longtemps dominé la course moto avec le Français Cyril Despres, a pris la direction sportive de l’épreuve. Depuis, les tracés ont paru de mieux en mieux élaborés, 2018 marquant un aboutissement.

    Il faut dire aussi qu’en une décennie, les organisateurs ont appris à mieux connaître les terrains pouvant accueillir le Dakar. D’abord en Argentine, seul pays de la région à avoir participé aux dix éditions qui se sont déroulées en Amérique du Sud, puis au Chili, qui s’est retiré du rallye après avoir accompagné son voisin au début, mais devrait y revenir l’année prochaine, ensuite au Pérou et en Bolivie.

    Parallèlement, les relations avec les autorités, nationales et provinciales, ainsi qu’avec les offices du tourisme et les forces de sécurité se sont rodées. Et les débordements de foule des premiers temps ont disparu parce que le Dakar n’est plus une nouveauté, mais aussi parce que tout est mieux organisé. Le rallye est devenu, surtout en Argentine, où les sports mécaniques sont très populaires, un événement familier et récurrent. Le rallye s’est enraciné en Amérique du Sud.

    Tout cela explique sans doute que l’édition 2018 se soit terminée sans morts ni blessés parmi les spectateurs, bien cantonnés dans des zones spéciales. Et, s’il y a eu de la casse et des bobos, inévitables dans une course de cette nature, chez les concurrents, ils ont été limités. Sur le rallye, un accident grave est toujours possible, mais force est de constater que cette année, malgré un parcours très exigeant, il n’y en a pas eu. Les spéciales sont mieux sécurisées que par le passé et les parties d’étape de liaison évitent en principe tout risque de rencontre avec des véhicules étrangers à la course.

    Plus de concurrents sud-américains

    Enfin, s’il semble avoir trouvé son rythme de croisière en Amérique du Sud, le Dakar devient aussi de plus en plus sud-américain côté concurrents. Les pilotes et équipes de la région sont chaque fois plus nombreux et ils accèdent aux places d’honneur, sinon aux podiums. On le voit peu encore dans la catégorie auto, où dominent de grandes équipes internationales aux puissants moyens. C’est ainsi que cette année, Peugeot quitte la course sur une victoire avec l’Espagnol Carlos Sainz, les Toyota du Qatarien Nasser Al-Attiyah et du Sud-Africain Giniel de Villiers occupant les deuxième et troisième places respectivement. Mais deux Argentins entrent dans le « Top 10 » : Sebastian Halpern (9°) et Lucio Alvarez (10°).

    En moto, si les KTM dominent avec l’Autrichien Matthias Walkner (1er) et le Britannique Toby Price (3°), l’Argentin Kevin Benavides, sur Honda, deuxième, se hisse aussi sur le podium, tandis que le Chilien Pablo Quintanilla finit huitième. Dans la catégorie camions, un autre Argentin, Federico Villagra a failli créer la surprise en tenant tête à la puissante armada russe Kamaz : au départ de l’avant-dernière étape, il n’était séparé que d’une seconde du futur vainqueur Eduard Nikolaev, mais il a dû abandonner sur ennuis mécaniques. Quant aux quads, qui n’intéressent pas, il est vrai, les grosses écuries, il y a des années que les Sud-Américains y sont rois : le Chilien Ignacio Canale s’impose, devant deux Argentins, un Brésilien et un Péruvien. Tout cela est de bon augure pour l’édition 2019, dont on ne connaît pas encore le tracé, même si on parle déjà d’un Dakar Pérou-Argentine-Chili.

    ► (re) lire : Dakar 2018, c’est parti!

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