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    Venezuela: après l'exclusion de la MUD, le désarroi s'installe dans l'opposition

    media Les cadres du parti d'opposition vénézuélien Voluntad Popular, dont Juan Andrés Mejía en orange, le 26 janvier 2018 à Caracas. REUTERS/Marco Bello

    Après l'annonce d'une présidentielle anticipée d'ici avril, l'exclusion du scrutin de la coalition d'opposition MUD par le Tribunal suprême de justice, jeudi 25 janvier 2018, est un nouveau coup porté à l'opposition vénézuélienne. Comment réagissent les principaux partis de cette coalition et ses électeurs ? Reportage dans la capitale.

    Avec notre correspondant à Caracas,  Julien Gonzalez

    Proche d'emporter la présidence au dernier scrutin en 2013, majoritaire à l'Assemblée nationale lors des élections de 2015, la Table de l'unité démocratique (MUD, Mesa de la Unidad Democrática), a été exclue de la présidentielle à venir.

    Le Tribunal suprême de justice, plus haute autorité judiciaire du Venezuela, a décidé jeudi soir d'interdire à la coalition d'opposition de participer au processus de réinscription comme partis politiques qui se tient ce weekend, lui interdisant donc de fait de s'inscrire comme formation politique au prochain scrutin.

    Deux des principaux partis de l'opposition sont pour leur part appelés à se réinscrire auprès du Conseil national électoral en raison de leur boycott des municipales qui se sont tenues en décembre dernier dans le pays.

    « Les sanctions internationales doivent être encore plus fortes »

    Experts et politologues ont souligné que la décision du Tribunal suprême de justice va encourager la multiplication des candidatures des différentes formations politiques de l'opposition, réduisant ainsi les chances de victoire de cette dernière.

    « Aujourd'hui, c'est plus qu'évident que le gouvernement veut une présidentielle sur mesure. Nous devons continuer d'affronter ce gouvernement. C'est pour cela que nous invitons ce week-end tous les Vénézuéliens à venir officiellement s'enregistrer pour demander que soient réinscrits les partis politiques, en particulier Primero Justicia », commente Tomas Guanipa, secrétaire général de ce parti.

    Un appel entendu par certains Vénézuéliens comme Luis, qui estime que « le changement est encore possible ». Mais après les sanctions européennes de ce lundi, il demande encore plus de réactions de la communauté internationale.

    « Ce gouvernement cherche par tous les moyens à empêcher l'opposition de s'exprimer. Mais moi, comme citoyen, je suis convaincu que la voie électorale et démocratique va nous permettre d'en finir avec ce régime. Je pense que les sanctions internationales doivent être encore plus fortes. Non seulement d'un point de vue moral, mais aussi économique », plaide-t-il.

    « J'ai l'intention de partir parce que je n'ai plus espoir en ce pays »

    En revanche, d'autres, comme Nelson, sont désabusés. Après l'enthousiasme créé par la victoire de la Table de l'unité démocratique lors des élections législatives de 2015, ce serveur n'y croit désormais plus du tout.

    « J'ai voté à toutes les élections précédentes, mais là je n'en ai pas du tout envie. Parce qu'avec toutes les divisions que nous allons avoir entre partis, nous n'allons rien obtenir. Je n'irai pas voter à la présidentielle, et même, j'ai l'intention de partir du Venezuela parce que je n'ai plus du tout espoir en ce pays », confie-t-il.

    « Je me sens impuissant », explique Nelson. Un sentiment de résignation qui semble prédominer chez de nombreux électeurs de l'opposition à Caracas.

    ■ Paris plaide pour un renforcement des sanctions

    L'exclusion de la MUD a d'ores et déjà suscité des réactions de certains pays, comme la France. Vendredi, le Quai d'Orsay a signalé que cette décision allait porter « atteinte à l'équité » du scrutin. Emmanuel Macron a dénoncé vendredi soir « la dérive autoritaire » du gouvernement vénézuélien. Le président français s'est dit « favorable » à un accroissement des sanctions européennes contre Caracas. Lundi dernier, sept hauts responsables vénézuéliens avaient été visés par des sanctions financières infligées par Bruxelles.

    → À la Une de la presse des Amériques : Qui pourra se présenter au Venezuela ?

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