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    Mexique: la stratégie des candidats pour lutter contre la violence

    media Soldat en faction à San Nicolas de los Garza (Etat du Nuevo León), le 27 janvier 2018, où plusieurs hommes ont été tués dans une maison par des inconnus. REUTERS/Jorge Lopez

    Le Mexique est en pleine campagne électorale en vue de la présidentielle du 1er juillet prochain. L’un des thèmes prioritaires est celui de la violence qui, l’an passé, a fait plus de 29 000 morts. Face à cette situation, chacun des trois principaux candidats propose une stratégie pour tenter d’enrayer cette spirale infernale.

    avec notre correspondant à Mexico, Patrick John Buffe

    Il est donné favori par tous les sondages. Andrés Manuel Lopez Obrador, le leader du parti de gauche Morena - le Mouvement de régénération nationale - que ses adversaires taxent de populiste, a d’ores et déjà annoncé qu’il n’allait pas poursuivre la stratégie du président Peña Nieto, car elle n’a apporté aucun résultat.

    Amnistier les petits paysans producteurs

    En revanche, il a déclaré qu’il se donnait trois ans pour en finir avec la guerre contre les narcotrafiquants, pour réduire la délinquance et pour pacifier le pays. Pour ce faire, il prévoit notamment la création d’une Garde nationale aux contours encore flous. En plus, il a annoncé que s’il était élu, il décréterait une amnistie pour les narcotrafiquants. Ce qui lui a valu une avalanche de critiques, notamment du président Peña Nieto pour qui il ne peut y avoir ni pardon ni oubli face aux délinquants. Lopez Obrador s’est alors vu contraint de préciser qu’une telle amnistie bénéficierait avant tout aux petits paysans qui cultivent du chanvre ou du pavot, mais pas aux trafiquants de drogue.

    à (re)lire: L'année 2017 bat des records de violence au Mexique

    Pour José Antonio Meade, candidat du PRI, il est difficile de se démarquer du président Peña Nieto [lui-même issu du PRI], puisque c’est lui qui l’a désigné comme le candidat du Parti révolutionnaire institutionnel. Il ne remet donc pas en cause le rôle de l’armée comme fer de lance de la lutte contre les cartels. Ce qu’il propose lui, c’est d’abord une meilleure coordination entre les Etats dans la lutte contre le crime organisé. Ensuite, un contrôle des armes pour empêcher les trafiquants de drogue d’en acquérir. Enfin, il veut s’attaquer aux finances des cartels et au blanchiment d’argent de la drogue.

    Pour le candidat du PAN, il faut s'appuyer sur les services de renseignement

    Enfin quel est le programme du candidat du PAN, le Parti conservateur Action nationale, auquel appartenait le président Calderon, celui-là même qui avait initié la guerre contre les cartels en 2007 ?

    En réalité, le candidat du PAN, Ricardo Anaya, dénonce aussi bien la stratégie de Felipe Calderon que celle du président Peña Nieto. Mais sans offrir d’autre alternative, si ce n’est d’en finir avec la corruption, comme le proposent les autres candidats. Et pour démanteler les cartels, il estime qu’il faut tabler avant tout sur les services de renseignements pour les infiltrer plutôt que d’affronter les narcotrafiquants.

    En fin de compte, on a l’impression que les candidats ne savent pas vraiment comment résoudre le problème de la violence au Mexique. Et surtout qu’ils n’envisagent pas dans l’immédiat de retirer l’armée des rues, car ils savent que la police, encore trop souvent corrompue, est incapable de mener à elle seule cette lutte contre le crime organisé.

    à (re)lire: La présidentielle de 2018 au cœur de toutes les stratégies politiques

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